ACTIVITÉ DE VOS AMIS

    Espagne 4 - Italie 0 (f) - Domination historique

    L'Espagne entre officiellement dans la légende. L'équipe que certains qualifient de meilleure formation de l'histoire du soccer a réussi un exploit jamais vu.

    Après l'Euro 2008 et la Coupe du monde 2010, la Roja est à nouveau championne d'Europe. En battant l'Italie 4-0, l'Espagne est devenue la première nation à réussir un triplé de cette ampleur.

    Les Espagnols ont rapidement pris l'ascendant sur la finale de l'Euro 2012 disputée sous une température caniculaire, à Kiev, en Ukraine. Ils ont offert, de loin, leur plus brillante performance du tournoi.

    Dès la 14e minute du match, David Silva a redirigé de la tête un centre autoritaire de Cesc Fabregas pour marquer le premier but du match.

    Jordi Alba a ensuite choisi le moment idéal pour réussir un premier filet sous le maillot de la Roja à la 41e minute.

    La nouvelle recrue de Barcelone a profité d'une passe lumineuse de Xavi Hernandez pour se présenter seul devant Gianluigi Buffon, qu'il a battu d'un tir bas.

    L'attaque italienne s'est mise en marche après la réussite de Silva, mais chaque fois, le gardien Iker Casillas a écarté la menace.

    Le gardien du Real Madrid a été particulièrement juste sur des ballons aériens qu'il a fait dévier du bout des doigts aux 16e et 27e minutes, privant Daniele De Rossi et Mario Balotelli d'occasions de marquer de la tête.

    Courte illusion en deuxième demie

    L'entrée d'Antonio Di Natale en début de deuxième demie a redonné vie au camp italien. Dès la 46e minute, l'attaquant a redirigé un centre d'Ignazio Abate tout juste au-dessus de la cage espagnole.

    Ce n'était qu'une illusion. Au fur et à mesure que la nuit gagnait la capitale ukrainienne, les espoirs d'une remontée italienne s'amenuisaient.

    Sans devenir officielle, la défaite des Azzurri est devenue fatalité à la 61e minute. Le milieu Thiago Motta, entré dans le match quatre minutes plus tôt, a quitté la surface de jeu sur un brancard, touché à la cuisse.

    Un coup fatal pour le sélectionneur italien, Cesare Prandelli, qui venait de jouer sa troisième et dernière carte. Sans quatrième changement possible, l'Italie a dû lutter à 10 contre 11.

    Fernando Torres a inscrit le troisième but espagnol à la 84e minute devant le gardien Buffon encore une fois laissé à lui-même. Il devenait ainsi le premier joueur à marquer dans deux finales de l'Euro après sa réussite en 2008.

    Juan Mata a mis le point d'exclamation à cette retentissante victoire à la 88e minute, 74 secondes seulement après avoir fait son entrée dans le match.

    Casillas humble, Buffon serein

    Iker Casillas a soulevé à Kiev un troisième trophée majeur en compétition internationale. Le gardien et capitaine espagnol a salué une victoire collective.

    « Certains peuvent penser qu'un 4 à 0 c'est facile contre l'Italie, parce que le match a donné l'impression de l'être, mais c'était un match difficile. Il y aura toujours des critiques parce que nous avons placé la barre très haut et au moindre ralentissement il y a des commentaires », a confié Casillas en réponse aux critiques entendues pendant le tournoi.

    Andrea Pirlo, lui, avait les larmes aux yeux. À 33 ans, le milieu de terrain effectuait possiblement un dernier tour de piste en compétition majeure avec le maillot de l'Italie.

    Son coéquipier Gianluigi Buffon avait le regard vide après le match et se frottait les lèvres avec l'index pour contenir ses émotions. Le gardien était toutefois serein en entrevue.

    « Contre l'Espagne, on accepte plus sereinement de perdre, a-t-il confié à la télévision italienne. C'était une belle aventure. En finale, il faut gagner, mais aujourd'hui on a joué contre une équipe d'une valeur inestimable. »

    Possiblement la meilleure équipe de tous les temps. Une équipe qui ne montre aucun signe d'essoufflement.