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    Espagne 0 - Portugal 0 (4-2) - L'Espagne par un cil

    L'Espagne aura la chance dimanche de gagner un troisième tournoi international majeur de suite. Elle a battu le Portugal 4-2 aux tirs au but, mercredi, après un match terminé 0-0.

    Championne du monde et d'Europe en titre, l'Espagne s'est qualifiée grâce à un but de Cesc Fabregas sur le cinquième tir espagnol. Le ballon a touché le poteau à la droite du gardien, mais est revenu vers l'intérieur du but.

    Juste avant Fabregas, le Portugais Bruno Alves avait ouvert la porte quand son tir s'est arrêté sur la barre horizontale. Les gardiens Iker Casillas (Espagne) et Rui Patricio (Portugal) avaient tous deux arrêté la première tentative à leurs dépens.

    Duel physique

    Les 90 minutes de temps réglementaire ont donné lieu à du jeu très physique. L'arbitre turc Cüneyt Çakir a dû tempérer les ardeurs à maintes occasions et distribuer les avertissements. Avant le remplacement de Miguel Veloso, à la 104e minute, les quatre défenseurs portugais vivaient sous la menace d'un deuxième carton jaune.

    Le scénario a été différent lors du temps additionnel, complètement dominé par les Espagnols.

    Ce n'est d'ailleurs qu'en fin de première demie du temps additionnel, à la 104e minute, qu'est survenue la première grande occasion de marquer. Le latéral gauche espagnol Jordi Alba, qui avait électrifié la défense française sur le premier but de son équipe en quarts de finale, a refait le coup. Son court centre a été repris à la volée par Andres Iniesta, mais Rui Patricio s'est interposé.

    Quelques secondes plus tard, sur un coup franc bien placé à l'entrée de la surface portugaise, le défenseur espagnol Sergio Ramos a frôlé la barre horizontale.

    Sa belle tentative a mis en relief les trois coups francs que la grande vedette portugaise, Cristiano Ronaldo, a bousillés en provenance du même endroit, au cours de la deuxième demie.

    Ronaldo a aussi bénéficié d'une contre-attaque dans les dernières minutes, mais il a encore une fois tiré trop haut.

    La Roja a donné à ses partisans au moins deux autres occasions d'y croire dans la deuxième demie du temps supplémentaire. Mais le tir de Jesus Navas a été arrêté par Rui Patricio et Pedro Rodriguez, lancé dans une échappée, a été rattrapé par les défenseurs portugais.

    Des surprises

    Le match a donné lieu à quelques surprises, à commencer par le jeu espagnol. D'ordinaire adeptes de la possession du ballon et des passes à répétition, les hommes en rouge ont opté pour un style plus direct, forcé par la forte pression défensive des Portugais.

    Le sélectionneur espagnol Vicente Del Bosque a aussi étonné quand il a désigné l'attaquant Alvaro Negredo pour commencer le match. Negredo n'avait pas encore joué dans cet Euro et les experts s'attendaient plutôt à voir Fernando Torres ou Cesc Fabregas.

    L'expérience Negredo n'a toutefois pas été concluante. Il a été remplacé dès la 54e minute par l'auteur du but gagnant.

    À noter :

    • Avec ce nouveau blanchissage, les Espagnols n'ont pas accordé de but à leurs neuf derniers matchs à élimination directe dans un tournoi majeur. Le gardien Iker Casillas n'a pas été battu depuis le premier match de ce tournoi, contre l'Italie, soit une période de plus de 400 minutes de jeu.
    • Avec une troisième finale majeure de suite, l'Espagne imite la performance de l'Allemagne, entre 1972 et 1976. Une victoire dimanche, possiblement contre l'Allemagne, créerait un précédent.