La direction de plusieurs Premières Nations ne croit pas que le pipeline Northern Gateway a le soutien de la plupart des Autochtones installés le long de son tracé, comme l'a déclaré mardi la compagnie Enbridge.
La société énergétique a déclaré que presque 60 % de ces groupes Autochtones avaient signé un accord avec elle qui leur verserait une partie des profits de l'oléoduc.
Le directeur administratif de Coastal First Nations, Art Sterritt, affirme avoir appelé toutes les Premières Nations situées sur le tracé du projet de Kitimat à Edmonton et que seules deux ont signé une entente participative.
Il accuse Enbridge d'avoir élargi le corridor de son pipeline de 80 km afin d'inclure d'autres communautés.
Cette mesure aurait permis à la compagnie de signer des documents avec des bandes autochtones qui ne seraient pas directement touchées par une fuite de pétrole ou qui n'ont pas de droit territorial sur le tracé du futur pipeline.
« Nous continuerons de nous opposer au projet », a déclaré mardi M. Sterritt.
Le chef de la Première Nation Lake Babine, au nord-ouest de Prince George, dit ne pas avoir signé l'accord parce que la société Enbridge ne lui a pas dévoilé de détails financiers précis.
En plus, dit-il, « l'accord créera probablement moins de cinq emplois » pour sa bande.
Radio-Canada.ca avec PC


