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    Environnement: Charest critique Stephen Harper

    À Rio de Janeiro, au Brésil, dans le cadre de la Conférence des Nations unies sur le développement durable et la biodiversité, le Rio+20, le premier ministre du Québec, Jean Charest, s'est permis de critiquer vertement son homologue canadien, Stephen Harper, en matière de réduction des gaz à effet de serre (GES).

    Jean Charest était ministre de l'Environnement sous Brian Mulroney et chef de la délégation canadienne en 1992 au moment de la première Conférence de Rio, où le Canada avait joué un « rôle de leader », selon lui.

    « Nous [le fédéral et le Québec] ne sommes pas du tout du même avis [sur la question des GES] », a répété M. Charest, lors d'un point de presse, dimanche après-midi, sur le toit d'un chic hôtel de Rio face à la mer.

    « Le fédéral a pris une position selon laquelle il devait suivre le lead américain. J'étais ici il y a 20 ans et c'était exactement le contraire. Le gouvernement Mulroney avait une position selon laquelle le Canada devait être leader si on voulait que l'Europe et les Américains bougent. Il fallait que nous, nous fassions la démonstration que nous étions prêts à poser des gestes », a-t-il poursuivi.

    Jean Charest a également rappelé que le Canada avait été le premier pays du G7 à soutenir la convention de l'ONU sur les changements climatiques, en 1992.

    Selon lui, le Canada « n'est pas au bon endroit » actuellement sur la question de la réduction des GES.

    Promotion du Plan Nord

    En soirée, le premier ministre québécois a également profité de son séjour au Brésil pour faire la promotion du Plan Nord.

    Au centre Rio, siège de la conférence de l'ONU sur le développement durable, Jean Charest a présenté les grandes lignes du projet devant un parterre d'une bonne centaine de personnes, dont plusieurs arboraient le carré rouge de la contestation étudiante.

    « Avec le Plan Nord, on fait quelque chose qui n'a jamais été fait », a annoncé le premier ministre, ajoutant que le projet bénéficiera à tous les Québécois, et particulièrement aux Autochtones.

    Jean Charest a par ailleurs fait le parallèle entre le Plan Nord et Rio+20, des initiatives qui reflètent, selon lui, deux enjeux, la gouvernance et l'économie verte.

    Des groupes écologistes assistaient à la conférence, dont la Pew Environment Group, basé à Washington, et l'Initiative boréale canadienne, tout deux favorables au Plan Nord.

    La présidente de l'Initiative boréale canadienne, Suzanne Méthot, a néanmoins apporté des bémols au Plan Nord, affirmant qu'il y a un « rattrapage à faire », car le travail de protection des territoires et de consultation des populations ne va pas aussi rapidement que le développement économique.

    Radio-Canada.ca avec PC