Le nettoyage pourrait se poursuivre au moins jusqu'à vendredi pour effacer les traces du déversement d'huile dans la rivière Coaticook.
Urgence Environnement estime maintenant que 450 litres d'huile usée, et non 300, se sont écoulés accidentellement dans la rivière.
Un avis de non-conformité sera envoyé à Couillard Construction. Le coût du nettoyage sera assumé par l'entreprise, qui risque aussi d'écoper d'une amende pouvant atteindre 30 000 $. Elle n'a pas avisé les autorités du déversement, comme le prévoit la loi.
Le déversement s'est produit vers 7 h 30, mercredi, mais ce n'est que vers midi qu'un citoyen a signalé le déversement. « C'était lors d'un transbordement dans un réservoir d'huile usée qu'il y aurait eu un débordement ou un déversement de 300 litres d'huile usée sur le sol, mais qui s'est rendue jusqu'à la rivière Coaticook », explique Sylvain Perreault, d'Urgence environnement.
L'huile s'est propagée sur près d'un kilomètre, mais M. Perreault estime que les conséquences sur la faune et la flore seront mineures. « Comme ce n'est pas dans un lac, mais dans une rivière, la nappe ne prend pas toute la rivière, elle prend une partie de la rivière. Donc, les poissons peuvent aller ailleurs que dans la contamination », explique l'expert.
Une entreprise spécialisée dans le nettoyage et la décontamination a commencé à pomper l'huile usée. Le nettoyage pourrait s'étaler sur quelques jours. « Si la contamination est restée dans le centre de la rivière, la récupération sera plus rapide. Si elle a frôlé la berge, ce sera plus long », dit M. Perreault.
À première vue, les méthodes d'entreposage et de transbordement font défaut. L'entreprise responsable du déversement pourrait recevoir des amendes.
« La loi sur la protection de l'environnement, à l'article 21, dit que quiconque est responsable d'un déversement accidentel doit en aviser le ministre sans délai. Ce qui n'aurait pas été le cas dans cette histoire », souligne-t-il.
Selon les autorités, aucune évacuation n'a été nécessaire.


