Le contenu de l'enveloppe découverte lundi matin dans un centre de distribution de Postes Canada situé dans l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal, est inoffensif. La nature de la substance contenue dans l'enveloppe demeure inconnue, mais elle n'est pas toxique.
Les équipes d'Urgences santé, des policiers et des pompiers ont été dépêchés sur place après avoir reçu un appel vers 3 h. Un employé a donné l'alerte quand une poudre blanche s'est échappée d'une enveloppe.
Personne n'a été incommodé par le contenu de l'enveloppe, mais un périmètre de sécurité a été établi à l'angle de la rue Ontario Est et de l'avenue Letourneux. L'accès à l'établissement a été interdit et des postiers en service lundi matin se sont butés à des portes closes. « Je trouve ça déplorable, on ne peut pas faire notre travail », a indiqué l'un d'eux.
La livraison du courrier pourrait être perturbée au courant de la journée.
Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a ouvert une enquête, mais refuse toujours de dévoiler le nom du destinataire. Le SPVM précise toutefois que l'envoi serait relié au conflit étudiant.
Il y a près de deux semaines, les Forces armées révolutionnaires du Québec (FARQ) ont revendiqué des envois suspects à divers établissements et bureaux d'élus, dont ceux du premier ministre Jean Charest à Sherbrooke. La poudre blanche contenue dans ces enveloppes était inoffensive.
La semaine dernière, une autre enveloppe suspecte a été envoyée au domicile du co-porte-parole de Québec solidaire et député de Mercier, Amir Khadir. Le contenu s'était également révélé inoffensif.
En tout, une douzaine d'enveloppes suspectes contenant de la poudre ont circulé à Gatineau, Laval, Montréal, Québec, Rouyn-Noranda, Saguenay, Shawinigan et Victoriaville.
La Sûreté du Québec (SQ), qui menait l'enquête, avait assuré qu'aucune menace biologique n'était contenue dans ces envois. Des unités d'urgence avaient tout de même été déployées par mesure de précaution.
Radio-Canada.ca avec PC


