Les extraits des conversations tenues pendant le siège diffusés par TF1 et retranscrits par Le Monde donnent des informations inédites sur le parcours et les actes de l'auteur présumé des tueries de Toulouse et Montauban.
TF1 a diffusé, dimanche 8 juillet, dans son émission Sept à huit, des extraits des longues conversations qu’ont eues les policiers et Mohamed
Merah pendant le siège de l’appartement de ce dernier les 21 et 22 mars à
Toulouse. Une diffusion qui a entraîné une vive
réaction des familles des victimes du tueur, qui se sont dites «scandalisées»,
tandis que le
ministre de l’Intérieur Manuel Valls a estimé qu’«aucune précaution n'a été prise pour respecter les
familles des victimes» et s’est interrogé «sur les moyens par lesquels le diffuseur a
pu se procurer le dit enregistrement».
Le
présentateur de l’émission Harry Roselmack a répondu à la polémique en
affirmant que «ce document a une forte
valeur ajoutée» et «donne des
informations, des confirmations». Même argument chez Emmanuel Chain, le
producteur de l’émission, qui parle de «document
à forte valeur ajoutée», ou Catherine Nayl, la directrice de l’information
du groupe, qui a estimé que ses journalistes n’avaient fait que leur métier et
que le
document diffusé contenait «des
informations très importantes», des «informations
nouvelles».
Les extraits sont à prendre avec précaution, d’abord parce
que tout ce que Merah y affirme n’est pas forcément vrai. Ensuite parce qu’ils
ne rendent pas compte de l’intégralité des échanges et qu’il n’est pas à
exclure que les documents aient été fournis par un membre de la police, d’où l’ouverture
d’une enquête de
l’Inspection générale de la police nationale (IGNP) pour violation du secret de
l’instruction.







