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    Enquête - Bas-Saint-Laurent : une enquête de plusieurs mois sur la mort des soeurs Bélanger

    Il faudra attendre plusieurs mois avant d'en apprendre davantage sur les causes de la mort des deux jeunes femmes originaires de Pohénégamook, survenue en Thaïlande le 15 juin. C'est la coroner Renée Roussel de Rivière-du-Loup qui doit mener l'enquête.

    Les corps des deux soeurs Noémi et Audrey Bélanger sont de retour au Québec. Il a fallu se conformer aux lois internationales qui prescrivent d'embaumer les corps avant de les rapatrier.

    Selon la coroner en chef du Québec, Dr Louise Nolet, l'embaumement complique l'autopsie, même s'il ne l'empêche pas.

    « Tout le liquide d'embaumement joue un rôle dans l'interprétation des résultats toxicologiques. Comme ces décès sont survenus hors Québec, ajoute-t-elle, les informations que le coroner cherche à avoir ne sont pas toutes ici. »

    La coroner devra donc négocier avec les autorités thaïlandaises pour obtenir les renseignements qu'elles détiennent. Lors d'une première autopsie pratiquée là-bas, des médecins avaient effectué des prélèvements sur les dépouilles. Des traces de sang, des vomissures et des lésions laissaient croire à une intoxication.

    « Les attentes qu'on peut avoir par rapport à une deuxième autopsie ne sont peut-être pas aussi élevées que celles qu'on peut avoir par rapport à une première autopsie, compte tenu de toutes les difficultés qu'on a. Par contre, nous, comme coroners, nous allons utiliser tous les moyens en notre pouvoir pour faire la lumière sur les décès », affirme le Dr Nolet.

    De longs délais

    Toutes ces difficultés expliquent les délais de l'enquête qui pourraient être plus longs qu'une enquête normale, précise le Dr Nolet.

    « La moyenne pour une investigation du coroner est d'environ neuf mois avant que le rapport soit prêt à être rendu public. »

    Les funérailles des deux jeunes femmes seront célébrées samedi à Pohénégamook, bien avant que le mystère de leur mort ne soit élucidé.

    D'après le reportage de Paul Huot.