Le premier ministre du Québec, Jean Charest, et la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, tiennent une conférence de presse à 15 h 15 concernant le conflit étudiant, qui est entré lundi dans sa 14e semaine.
Une heure avant de convoquer les médias, M. Charest a dit vouloir discuter cette semaine de respect des droits étudiants et d'annulation de la session. « Il y a des choses qui vont changer », a-t-il déclaré. Interrogé par les journalistes à Lévis, il a cependant exclu l'idée d'une loi spéciale imposant le retour en classe ou d'un moratoire sur la hausse des droits de scolarité.
« Le gouvernement a tout fait, on a été très patient. Nous avons agi, nous, de bonne foi, avec la prémisse que ceux qui étaient devant nous étaient de bonne foi, a-t-il soutenu. Mais avouons que cette affaire-là - tout le monde le voit - a débordé. Ce n'est plus une affaire des droits de scolarité ».
En matinée, la ministre Beauchamp avait participé à une conférence téléphonique avec les leaders des quatre associations étudiantes (FEUQ, FECQ, CLASSE et TaCEQ).
La journée marque le début d'une 14e semaine de grève étudiante au Québec. Alors que des étudiants ont repris les cours, des établissements ont tenté avec difficulté de faire respecter les injonctions pour permettre aux étudiants d'assister à leurs cours. De leur côté, des étudiants ont repris leurs actions de protestation, après un certain ralentissement des moyens de pression pendant les consultations sur l'entente de principe.


