Le mouvement étudiant contre la hausse des droits de scolarité montre des signes d'essoufflement en Outaouais, au moment où de plus en plus de cégépiens se prononcent pour un retour en classe dans la province.
Lundi matin, à peine une dizaine d'étudiants ont participé à une manifestation à Gatineau dans le cadre de l'opération « Firewall », qui visait à coordonner plusieurs actions de perturbation au Québec.
« Depuis que le cégep n'est plus en grève, c'est sûr que ça tombe un peu en Outaouais parce que [...] le cégep était vraiment un gros pilier de la grève », soutient Carl Lacasse, étudiant au Cégep de l'Outaouais.
« C'est très difficile l'été de mobiliser les gens. [...] Ces gens pensent aussi à l'an prochain. Ils doivent travailler, ils doivent trouver des sous pour faire leurs études », explique de son côté Gilles Parent, professeur de français au Cégep de l'Outaouais.
Pour leur part, les étudiants de l'Université du Québec en Outaouais sont toujours en grève, puisque le mandat a été reconduit en juin dernier lors d'un vote qui a attiré un petit nombre d'étudiants.
Par ailleurs, une affiche arborant un message de menace a été trouvée mardi matin sur la porte d'entrée du bureau de la candidate libérale et députée sortante dans la circonscription de Hull, Maryse Gaudreault.
On pouvait notamment y lire le message suivant :« Vive la grève. Sabotage à venir ». Le message est signé par « les réseaux », un groupe qui serait impliqué dans la mobilisation étudiante. Un produit, probablement de la colle, a aussi été appliqué sur la porte d'entrée, selon la police de Gatineau.
On ignore qui est à l'origine de cette affiche. La police a ouvert une enquête.


