Les résidents d'Elliot Lake dans le nord de l'Ontario sont en deuil, mais doivent aussi faire face à l'impact économique de la tragédie survenue samedi.
Deux femmes sont mortes à la suite de l'effondrement d'une partie du toit du centre commercial Algo et environ 250 personnes se retrouvent sans emploi.
Le centre commercial abritait non seulement divers magasins, mais aussi la bibliothèque, l'une des deux épiceries et l'un des deux hôtels de la ville de près de 12 000 habitants. Les résidents y trouvaient également des services de santé, des services funéraires, une salle de sport et plusieurs services gouvernementaux.
« Que le centre commercial ne soit plus en activité aura une influence importante sur l'économie » a dit le maire d'Elliot Lake, Rick Hamilton, même si les autorités n'ont pas encore chiffré cet impact.
L'entreprise Sobeys, propriétaire de l'épicerie, a déjà annoncé qu'elle reconstruira le magasin et qu'elle paiera ses employés pendant six mois maximum, le temps des travaux.
La propriétaire d'un salon de beauté, Christine Abela soutient qu'elle va sentir la différence financièrement. Elle devra déménager de chez elle et emménager avec un ami pour réduire ses dépenses quotidiennes.
Peu de temps après l'effondrement, la chambre de commerce locale a créé un comité afin d'assister les entreprises touchées. Un employé doit aider les propriétaires à trouver de nouveaux emplacements pour leurs magasins et leurs services.
Une agence de développement économique de la région, East Algoma Community Futures Development Corporation a déjà approuvé un emprunt de transition allant jusqu'à 25 000 $ sans intérêt pour les entreprises.
Le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty a également assuré qu'il ferait son possible afin de leur apporter un soutien financier.Ravitaillement
En attendant, les résidents de la communauté doivent aussi vivre sans certains services. Ceux qui se rendent à Sudbury, à 160 kilomètres d'Elliot Lake, vont aussi chercher, des choses pour les autres affirme, une résidente, Judy Pine. Selon elle, la communauté manque surtout de vêtements.
Radio-Canada.ca avec PC


