Le président par intérim, Dioncounda Traoré, demeure à la tête du pays pour une période de transition de douze mois et le chef des putschistes, le commandant Amadou Sanogo, obtient le statut d'ex-président, avec tous les avantages dus à ce rang.
Ce sont les termes d'un accord conclu dimanche entre l'ex-junte, le gouvernement malien et Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao).
La veille, un accord de principe évoquait déjà Dioncounda Traoré, président de l'Assemblée nationale, à la tête du pays durant la transition, ce qu'avaient précédemment refusé les putschistes.
La Cédéao avait menacé le 14 mai de réimposer des sanctions au Mali, estimant que l'ex-junte cherchait à « perturber la transition politique ».
L'organisation avait imposé des sanctions après le coup d'État du 21 mars, avant de les lever quelques jours plus tard lorsque la junte a accepté le retour à l'ordre constitutionnel.
Le chef des putschistes, le capitaine Amadou Sanogo, a officiellement remis le pouvoir en avril à un gouvernement civil de transition. Mais il a continué à jouer un rôle actif dans la gestion du pays, dont la partie nord est désormais sous le contrôle de rebelles touaregs et de groupes islamistes.
Radio-Canada.ca avec AFP


