Des papillons monarques ont été aperçus plus au Nord cette année, notamment en Ontario et dans les Prairies.
2012 est une année extraordinaire pour les papillons en Amérique du Nord, selon l'entomologiste amateur, Elizabeth Howard. Un hiver doux et un printemps clément ont permis à des millions de monarques d'amorcer leur migration du Mexique, de trois à quatre semaines plus tôt cette année.
Plus les papillons migrent tôt, plus ils peuvent se rendre loin, selon les observations d'Elizabeth Howard, qui gère également un projet en ligne de science citoyenne. Depuis 19 ans, des internautes suivent la migration d'animaux et d'insectes, dont les monarques, sur Journey North.
Pour migrer plus au Nord, les plantes dont se nourrissent les monarques doivent cependant être disponibles.
« Ça devient commun plus loin dans le Nord que par le passé, jusqu'au nord de Timmins, en Ontario », explique la scientifique de Science Nord, Jenny Fortier.
À Gowganda, au sud de Timmins, Gert Trudel n'a vu qu'un seul monarque cette année. Cette amoureuse de la nature constate cependant que c'est tout le contraire de plusieurs autres espèces.
Gert Trudel a vu, notamment, des centaines de papillons grand porte-queue, plus que jamais auparavant. Ils ont d'ailleurs fait leur première apparition au Québec, cet été.

