Le premier ministre a participé à la première pelletée de terre du projet de réduction des émissions atmosphériques de la minière Vale, à Sudbury.
Cet investissement de 2 milliards de dollars devrait non seulement réduire la pollution, mais également créer plus de 1000 emplois.
« Nous avons appris plusieurs leçons et avons établi deux grandes priorités: l'économie et l'environnement », a déclaré Dalton McGuinty.
Les nouvelles installations réduiront de 70% les émissions de dioxyde de soufre, un gaz à l'origine des pluies acides. La filtration des poussières et des résidus de métaux sera également améliorée.
Ces objectifs sont réalistes, selon la chargée de projet, Sue Tessier. « Les nouveaux règlements nous demandaient de faire plus que ce qu'on fait maintenant, ajoute-t-elle. On réduit maintenant plus que les régalements le demandent. »
Le professeur de l'Université Laurentienne, David Pearson, croit qu'il s'agit d'un pas de géant. Grâce à la réglementation et aux efforts de l'industrie, l'environnement est en train de récupérer, selon lui.
Ce virage est nécessaire, car l'Ontario devient plus exigeant, indique Sue Tessier. « Avant, on voyait des changements tous les dix ans, explique-t-elle. Maintenant, c'est de plus en plus fréquent. »
Outre le projet de Vale, une autre question était sur toutes les lèvres. Depuis plusieurs mois, le Syndicat des Métallos de Sudbury réclame une enquête publique sur la sécurité dans les mines.
Le ministère du Travail de l'Ontario a récemment déposé des accusations criminelles contre la minière Vale, à la suite de la mort d'un mineur en juin 2011.
Le premier ministre a cependant affirmé qu'il faudra attendre la fin du procès avant de déterminer si une enquête publique sera nécessaire ou non.
Par ailleurs, les libéraux ontariens tiennent leur conseil provincial, à Sudbury, en fin de semaine.
Interrogé sur les grands défis de ce conseil, Dalton McGuinty a souligné l'importance de mettre les bouchées doubles pour trouver un terrain d'entente avec l'opposition.
D'autres ministres libéraux ont aussi cherché à augmenter leur visibilité vendredi, comme la ministre déléguée aux Affaires francophones Madeleine Meilleur et celle de l'Éducation, Laurel Broten.


