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    Désastre naturel - C.-B. : nouvelles coulées de boue dans le centre-sud

    Plusieurs glissements de terrain ont eu lieu mardi à Castlegar, en Colombie-Britannique, mais selon les autorités municipales, il n'y a pas eu de morts ni de blessés, et la sécurité des résidents n'est pas menacée.

    La route 3-A est toutefois fermée à deux endroits par une coulée de boue.

    Le centre-Sud de la Colombie-Britannique a connu plusieurs glissements de terrain depuis une semaine.

    À Fairmont Hot Springs, près de 600 personnes ont été isolées pendant plusieurs heures après une coulée de boue qui a fait d'importants dommages dimanche.

    Johnsons Landing : les corps de deux des quatre victimes toujours recherchés

    Une équipe d'environ 24 personnes dirigées par le bureau du coroner de la Colombie-Britannique tente mardi de retrouver les corps des deux autres personnes qui ont été ensevelies sous la boue lors du glissement de terrain de jeudi dernier.

    La coulée de boue et les débris qui l'accompagnent font de 8 à 10 mètres de hauteur par endroits dans la petite communauté de Johnsons Landing.

    Quatre personnes ont été emportées par la coulée de boue et de débris qui a détruit trois maisons et en a endommagé plusieurs autres.

    Les corps de deux d'entre elles ont été retrouvés, le premier, celui d'un homme, dimanche, et le deuxième, celui d'une jeune femme, lundi.

    Le bureau du coroner provincial n'a pas encore confirmé l'identité des victimes, mais il s'agirait vraisemblablement de Valentine (Val) Webber, 64 ans, ainsi que celui de l'une de ses deux filles, Diana, 22 ans, et Rachel, 17 ans.

    Une autre personne manque à l'appel : Petra Frehse, 64 ans, une Allemande qui vivait à Johnsons Landing plusieurs mois par année et qui habitait une maison voisine.

    L'équipe du bureau du coroner utilise de la machinerie lourde, des pelles et les suggestions d'un expert géotechnique pour tenter de retrouver le corps de la deuxième fille de Val Webber et celui de Petra Frehse.

    Selon la porte-parole du bureau du coroner, Barb McLintock, les chercheurs ciblent le secteur près de l'endroit où les deux premiers corps ont été retrouvés et celui situé près de la fondation de la résidence des Webber.

    Des résidents frustrés

    D'autre part, la tristesse des résidents de la petite communauté fait doucement place à l'incompréhension et à la frustration.

    Lundi, la première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark, a affirmé que la tragédie était imprévisible, ce qui a choqué plusieurs résidents.

    Gale Spitler, qui habite à Johnsons Landing depuis plus de 20 ans, explique que, l'hiver dernier, la plus importante avalanche dont se souviennent les résidents s'est produite sur le même flanc de montagne que le glissement de terrain.

    Elle ne sait pas si les deux sont liés, mais note que les habitants de Johnsons Landing étaient suffisamment inquiets à la suite de cette avalanche pour demander à la province d'évaluer la situation.

    Gale Spitler souligne que la province n'a pas donné suite à leur demande.

    La province révisera ses interventions

    Le ministre des Forêts de la Colombie-Britannique, Steve Thomson, a annoncé une révision des interventions de la province dans le cadre du glissement de terrain de Johnsons Landing jeudi dernier.

    Steve Thomson a expliqué que la révision était nécessaire afin de tirer des leçons de la tragédie qui a frappé la petite communauté située à 70 km au nord-est de Nelson. Il a noté que le cadre de référence de l'évaluation restait à établir.

    « Nous voulons revoir la situation, les leçons à tirer des événements dans les jours et les heures qui ont mené au désastre. Comme nous l'avons déjà dit, il y a eu des alertes avant l'événement », a expliqué le ministre Thomson.

    L'alerte avait été donnée par courriel

    Le ministère des Forêts a confirmé un peu plus tôt avoir reçu un courriel d'une résidente du secteur de Johnsons Landing dans les heures qui ont précédé la coulée de boue. Dans ce courriel, la résidente exprimait son inquiétude par rapport à un amas de débris qui bloquait le débit d'un ruisseau.

    L'auteure du courriel, dont le nom n'a pas été publié par le ministère des Forêts, a écrit avoir vu des débits soudains d'eau brune dans le ruisseau Gar.

    Elle y disait aussi que chacun de ces brefs torrents transportait un nombre important d'arbres et de débris qui avaient formé un amas bloquant le ruisseau.

    Elle soulignait que le niveau de l'eau du ruisseau avait augmenté de 1,8 m derrière l'amas de débris.

    Un peu plus tard, la femme a écrit dans un autre courriel que le ruisseau était sorti de son lit et que l'eau coulait le long de la voie d'accès à sa propriété.

    Elle a ajouté qu'un ami avec de l'expérience en recherche et en sauvetage lui avait indiqué qu'elle devait se rendre sur un terrain surélevé.

    Quelques heures plus tard, le flanc de montagne s'est déchiré et la coulée de boue et de débris qui a suivi a détruit trois maisons, en a endommagé plusieurs autres et a enseveli quatre personnes.