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    Défense nationale - Des analystes s'interrogent sur le contrat naval d'Halifax

    Des analystes en matière de défense croient que le chantier naval d'Halifax risque de construire moins de navires militaires que prévu pour la Marine canadienne.

    Ces commentaires reposent notamment sur deux faits: le ministère de la Défense nationale subit une compression budgétaire de 2 milliards de dollars, et les contrats pour la construction des premiers navires ne sont toujours pas conclus.

    Les négociations en vue de ces contrats peuvent se poursuivre encore pendant des mois. Entre-temps, le coût de la construction augmente. Les premières estimations des coûts remontent déjà à quelques années.

    Les analystes, dont le lieutenant-colonel à la retraite Rémi Landry, estiment que le Canada risque donc de construire moins de bâtiments ou de se rabattre sur des navires un peu moins performants.

    L'automne dernier, le chantier naval Irving a remporté un concours du gouvernement fédéral pour la construction de 21 navires de combat de surface et de navires de patrouille et de l'Arctique. Ce programme est évalué à 25 milliards de dollars.

    Halifax et Irving réagissent

    Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Darrell Dexter, est convaincu que les contrats seront bel et bien réalisés. Il rappelle que le processus est complexe et que ce programme demande toute une planification.

    L'entreprise Irving explique pour sa part que la négociation des contrats suit son cours.

    Durant les années 90, Ottawa avait annoncé un projet de 18 frégates, mais 12 ont été construites en fin de compte.