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    Les Attikameks lèvent leurs barrages pour négocier

    Les Attikameks ont levé les barrages en Haute-Mauricie et ont décidé de privilégier les négociations dans leur conflit avec le gouvernement et les compagnies forestières. Les Attikameks comptent laisser plusieurs semaines au gouvernement pour mener les négociations.

    Les Autochtones contestent les activités de l'entreprise Kruger qui s'effectuent sans leur consentement et sans consultation. Ils veulent une entente avec le gouvernement du Québec comme celle qui existe entre Québec et la nation crie afin d'avoir leur mot à dire sur la gestion des ressources de leur territoire et pour pouvoir tirer profit de l'exploitation de ces ressources. Les Attikameks soutiennent qu'ils ne sont pas consultés lorsque vient le temps d'allouer les droits de coupes de bois et qu'ils n'obtiennent aucune compensation financière.

    Ils espèrent compléter le processus d'ici la fin du mois d'août, mais attendent une première réponse du gouvernement mardi après-midi pour entamer les négociations.

    « Nous allons donner au gouvernement du Québec une dernière chance de faire preuve d'une nouvelle relation de confiance. C'est maintenant au gouvernement à faire la démonstration dans les prochains jours, prochaines semaines de s'asseoir avec les Attikameks et leur donner espoir en un meilleur avenir », explique le chef de la communauté autochtone d'Obedjewan, Christian Awashish.

    Projet d'entente

    Les représentants de la nation autochtone attikamek ont présenté lundi après-midi un projet d'entente au gouvernement du Québec lors d'une rencontre à La Tuque.

    Deux hauts fonctionnaires ont rencontré l'émissaire nommé par les Attikameks. Québec doit donner sa réponse d'ici mardi après-midi.

    Le contenu du projet d'entente n'a pas été divulgué. Depuis le début, les Attikameks exigent entre autres l'établissement d'une formule de cogestion du territoire et la mise en place de mécanismes de redevances sur l'exploitation des ressources naturelles.

    Lundi, l'industrie forestière de la Haute-Mauricie a lancé un cri du coeur pour que se règle ce conflit. Plus de 300 employés sont sans travail depuis deux semaines en raison des moyens de pression des Attikameks. Les dirigeants craignent même de voir certaines scieries fermer leurs portes si les barrages sont de nouveau mis en place dans les chemins forestiers.