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    Conflit de travail - Winnipeg : grève possible à l'usine Motor Coach

    Environ 500 des employés de l'usine de fabrication d'autocars Motor Coach de Winnipeg qui sont sans contrat de travail depuis février ont rejeté l'offre patronale et accordé un mandat de grève à leur syndicat samedi matin.

    Les salaires et la durée du contrat de travail sont au coeur du litige.

    L'employeur offre une augmentation de salaire de 1,5 % tandis que les employés revendiquent une hausse de 3,5 %.

    Le président de la section locale de l'Association internationale des machinistes Glenn Tomchak estime aussi que la durée du contrat de travail de trois ans proposé par l'employeur est trop longue.

    Plusieurs travailleurs éprouvent du ressentiment à l'égard de la partie patronale et craignent de signer un contrat de longue haleine, selon lui.

    « En quatre ans, c'est difficile de prévoir ce qui se passera [...] avec le coût de la vie », soutient-il.

    Le président du syndicat des machinistes rapporte aussi qu'en 2002, les employés avaient accepté un contrat de sept ans au terme duquel la compagnie américaine avait fait faillite, entraînant l'abolition de plusieurs postes.

    La compagnie est en meilleure santé financière, mais les évènements passés « ont laissé un goût amer dans la bouche de plusieurs membres », explique Glenn Tomchak.

    Une semaine déterminante à venir

    Maintenant que le syndicat a un vote de grève en main, il espère que les négociations avanceront.

    « La compagnie doit réaliser que nous avons reçu un mandat de grève fort et doit négocier de bonne foi », ajoute-t-il.

    Une rencontre prévue mercredi prochain sera déterminante dans l'issue du conflit.

    Une porte-parole de Motor Coach, Patricia Plodzeen, pense que les négociations se régleront sans occasionner un arrêt de travail.

    La dernière grève des employés de la compagnie Motor Coach dans la ville remonte à 1986.