Les employés du centre de soins privé pour personnes âgées Devonshire à Edmonton ne sont pas en grève mardi, en raison d'une décision adoptée lundi après-midi par le gouvernement albertain qui les empêche d'exercer leur droit de grève.
Le gouvernement demande plutôt aux travailleurs de reprendre les négociations avec leur employeur.
Les employés de Devonshire réclament une augmentation salariale et de meilleurs avantages sociaux.
Le syndicat représentant les 180 employés a décidé de ne pas tenir de grève, car celle-ci serait illégale. Jeudi dernier, les syndiqués avaient voté majoritairement pour la grève. Ils devaient débrayer dès 6 h 30 mardi matin.
La commission d'enquête sur le conflit, nommée lundi par le gouvernement, a recommandé de suspendre la grève et d'assigner un médiateur pour travailler avec le syndicat des employés provinciaux (AUPE) et Park Place Seniors Living, l'entreprise gérant le centre de soins privé.
Le président de l'AUPE, Guy Smith, a affirmé qu'il demanderait au ministre des Services à la personne, Dave Hancock, d'accélérer le processus, qui dure habituellement 30 jours.
« [Nous souhaitons] l'accélérer [le processus] pour que ces gens n'aient pas à continuer d'attendre pour connaître l'issue [du conflit] », a affirmé M. Smith.
La décision de la commission d'enquête n'est pas définitive et les employés pourraient retrouver leur droit de grève, selon M. Smith
« Les employés le savent », a souligné M. Smith. « Leur droit de faire la grève est suspendu, mais pas enlevé », a-t-il ajouté.
Une commission d'enquête avait aussi été mise en place au cours de l'année pour résoudre le conflit de travail au centre de soins pour personnes âgées Hardisty, géré par Park Place.
Les employés d'Hardisty avaient rejeté les recommandations de la commission. Ils sont en grève depuis le 22 mai.


