Les dirigeants syndicaux de l'aluminerie Alma ont rencontré, lundi, les deux conciliateurs nommés par le ministère du Travail, pour la première fois depuis le déclenchement du lock-out par Rio Tinto Alcan.
Le président du Syndicat des travailleurs de l'aluminerie Alma (STAA), Marc Maltais, a réitéré sa volonté de reprendre les négociations avec l'employeur et se dit ouvert à discuter de bonne foi.
Par contre, il est hors de question pour M. Maltais de modifier les demandes syndicales concernant la sous-traitance. « Nous, on a une piste d'atterrissage qui est bien claire et on a des craintes qui sont légitimes, affirme Marc Maltais. Pour nous la question de la sous-traitance est un facteur fondamental. »
Le président du STAA indique également qu'il est à la recherche de solutions pour régler le conflit de travail, mais rappelle qu'il doit y avoir des rencontres avec l'employeur pour en trouver.
La rencontre était organisée par les conciliateurs Jean Nolin et Jean Poirier, qui souhaitent voir les deux parties individuellement pour faire le point sur le conflit.
De son côté, Rio Tinto Alcan n'envisage pas de reprise prochaine des négociations avec les représentants des syndiqués de l'aluminerie Alma, en lock-out depuis le 1er janvier.
La porte-parole régionale de l'entreprise, Claudine Gagnon, estime que les deux parties sont au même point que lors de la rupture des négociations, le 30 décembre.
« Tant qu'on n'aura pas de signaux qui vont nous démontrer que le dossier pourrait évoluer positivement, pour nous ça ne sert à rien de reprendre les discussions là où on les a laissés, puisqu'elles vont nous mener au même résultat, soutient Mme Gagnon. Quand on écoute les propos de M. Maltais, qui mentionne qu'il est hors de question qu'il laisse ses demandes, on se questionne sur sa volonté réelle de régler. »







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