Un des membres du conseil d'administration du musée de St-Pierre-Jolys, à 57 kilomètres au sud de Winnipeg, a mesuré l'impact économique qu'exercera la perte du programme de bénévolat Katimavik sur sa région.
Roland Gagné, un résident du village manitobain, a envoyé une lettre au ministre de la Sécurité publique et député fédéral de la circonscription de Provencher, Vic Toews.
M. Gagné chiffre à 47 880 $ la valeur des heures de travail autrefois assumées par des bénévoles du programme. S'il tient à maintenir le même niveau d'activité, le musée devra dorénavant payer ces heures.
« Une chose que je demande à Vic Toews, c'est qu'en tant que représentant de la circonscription de Provencher et donc de St-Pierre Jolys, mettez-vous debout et dites ce qui nous arrive. Que ça soit votre gouvernement ou celui d'un autre, levez-vous et parlez de l'impact communautaire chez nous », a-t-il plaidé.
L'administrateur estime à 56 000 $ l'impact économique qu'avait Katimavik sur la communauté en stimulant directement l'économie locale par des achats dans les épiceries et des dépenses en équipements et en loisirs pour les bénévoles.
En outre, les dix bénévoles en service rotatif dont bénéficiait St-Pierre-Jolys offraient également leurs services à neuf villages partenaires dans la municipalité rurale de Salaberry.
« Si on a une valeur de plus de 40 000 $ par [village] partenaire, ce qui équivaut à 400 000 $, en plus des 60 000 $ dépensés dans la communauté, c'est presque un demi-million de dollars [de pertes économiques] », calcule M. Gagné.
Comme l'annonce de la fin du programme Katimavik a été faite en mars, les organismes communautaires de St-Pierre-Jolys ont raté la date limite pour soumettre une demande d'appui financier fédéral aux emplois d'été.
Ils doivent trouver d'autres solutions pour maintenir leurs activités estivales.


