La dernière de quatre réunions publiques pour recueillir des commentaires sur la révision de la loi qui régit la production et la vente d'alcool au Nouveau-Brunswick a eu lieu jeudi à Moncton.
Selon le gouvernement la loi actuelle adoptée en 1961 doit être modernisée. Il s'agit, entre autres, d'accommoder de nouveaux venus, comme les embouteilleurs artisanaux de produits du terroir.
Sébastien Roy, de la distillerie Fils du Roy, à Paquetville, réclame l'abolition de la politique qui l'oblige à cultiver lui-même les fruits qu'il utilise dans ses spiritueux. « Que je puisse demander à des producteurs. Ils produisent du bleuet, de la framboise, de la canneberge. J'achèterais d'eux », dit-il.
M. Roy veut aussi, comme les producteurs de vin, pouvoir vendre ses produits dans les marchés de fermiers.
Plusieurs restaurateurs veulent pour leur part qu'on permette aux convives de repartir avec la partie non consommée de leur bouteille de vin.
« Il y a beaucoup de touristes, des gens dans les hôtels, qui ont vu ça dans d'autres provinces. Ils arrivent ici et ils ne comprennent pas pourquoi ils ne peuvent pas le faire », déplore Sébastien Ledoux, gérant du restaurant Le Keg, à Moncton.
Le maire de Bertrand, Yvon Godin, a quant à lui appris une bonne nouvelle. Il se plaignait d'une politique qui interdit l'établissement dans son village d'une franchise d'Alcool N.-B. parce qu'il y en a déjà une à moins de 15 km. « On vient de me dire que lundi prochain, la loi va changer et on aura accès à des licences d'Alcool N.-B. », se réjouit M. Godin.
La distance minimale permise entre deux franchises sera désormais de 10 kilomètres.


