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    Colombie-Britannique - Haida Gwaii à la recherche d'une stratégie de nettoyage des débris du tsunami japonais

    Plus de 15 mois après qu'un violent tsunami a frappé le Japon et entraîné des millions de tonnes de débris dans l'océan Pacifique, les résidents de l'archipel canadien Haida Gwaii voient leurs plages envahies.

    Les résidents d'Haida Gwaii n'ont jamais vu autant de débris envahir leurs côtes.

    « Vous n'avez pas besoin de chercher très loin, il y en a partout », constate le pêcheur haïda, Bruce Stewart Burton, pointant du doigt des morceaux de mousse en polystyrène et en plastique.

    Environ 20 millions de tonnes de débris engendrés par le tsunami pourraient arriver sur les côtes de la Colombie-Britannique d'ici 2014, selon des scientifiques de l'Université d'Hawaï.

    Certains morceaux ont des dimensions impressionnantes. Ils servaient d'isolant pour des résidences au Japon, et ils jonchent maintenant la plage Rose Spit.

    Dans la même région, une motocyclette Harley Davidson avait été retrouvée sur une plage de l'archipel. Elle était immatriculée à la préfecture nipponne de Miyagi, la plus touchée par le tsunami.

    Des déchets à perte de vue

    En plus des berges, la surface de l'océan Pacifique, à l'ouest de l'archipel, accuse la même triste désolation.

    « Jamais auparavant nous ne pouvions observer de si près, depuis le pont du bateau, des morceaux de plastique parfaitement identifiables, et cela, à perte de vue », témoigne John Nightingale, le président de l'Aquarium de Vancouver.

    Au conseil tribal d'Old Massett, une des deux autorités haïda de l'archipel, on craint de plus en plus ce déluge dont parle le président de l'aquarium.

    « Ce que nous n'avions pas réalisé avant de surveiller la situation par imagerie satellite, c'est à quel point la marée de débris qui s'en vient est énorme. Ce sont les grosses épaves qui suivent les courants océaniques », explique l'agent de développement économique d'Old Massett, John Disney.

    Une stratégie de nettoyage à définir

    M. Disney réclame un plan de nettoyage qui comprendrait différents paliers d'intervention, estimant « qu'il n'est pas acceptable de laisser les débris sur la plage ».

    Le gouvernement local tente tant bien que mal de ramasser un peu de l'amoncellement, mais il n'est pas équipé pour le faire. Il est possible de traverser seulement à certains endroits, en raison du sol mou et marécageux.

    Ce sol a déjà avalé un camion de ramassage pleine grandeur de 50 000 $.

    « Créer un énorme débris métallique en perdant un camion alors qu'on tente de ramasser un débris de plastique, ce n'est pas un très bon compromis », soulève M. Nightindale.

    D'après un reportage de Marie-Laurence Héon, à ne pas manquer au Téléjournal Colombie-Britannique, le vendredi 22 juin à 18 h.