Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) entreprend mercredi une campagne de burinage de vélos dans certains postes de quartier. Cette opération vise à empêcher les vols de bicyclettes, très fréquents dans la métropole.
Les 350 km de pistes cyclables de Montréal font d'elle la capitale du vélo en Amérique du Nord, mais la popularité dont jouit ce moyen de transport attire aussi les voleurs. Chaque année, il y aurait entre 15 000 et 30 000 vols de bicyclette, selon une estimation d'un Comité de travail de la Ville qui s'est penché sur la question.
« Demandez à quelqu'un, dans les cinq dernières années, une infraction criminelle qu'il aurait subie. Le vol de vélo, pour bien des gens, c'est la seule entrave à leur sentiment de sécurité, donc c'est important de s'y attaquer », affirme le leader adjoint du parti Projet Montréal, Marc-André Gadoury, qui fait partie de ce comité.
Depuis l'an dernier, les cyclistes montréalais qui le souhaitent peuvent faire marquer leur vélo. L'agent Jean-Pierre Brabant affirme que cette technique a un effet dissuasif sur les voleurs. « Après qu'on ait buriné le vélo [on met] un autocollant qui est affiché à une place où il est plus visible. Quand le voleur [...] voit cette affiche-là, c'est sûr qu'il a [...] une deuxième pensée avant de le voler », dit-il.
La principale utilité du burinage est toutefois de permettre aux policiers de prendre contact avec les propriétaires des bicyclettes retrouvées. « Si vous saviez le nombre de vélos volés qu'on est obligé de vendre à l'encan parce qu'on ne peut pas les redonner aux propriétaires », fait remarquer M. Gadoury.
Le burinage est effectué gratuitement dans les postes de quartier et à certains moments au parc Maisonneuve.
D'après un reportage de Dominic Brassard


