ACTIVITÉ DE VOS AMIS

    La chronique de Normand Lester
    • Pauline Marois compare aussi le Québec à l'Ontario. (Presse Canadienne)Les mots solidarité et égalité résonnent au Québec plus que partout ailleurs en Amérique du Nord parce ces deux notions sont au cœur de ce que nous sommes comme peuple. On l’a encore vu avec l’arrivée au pouvoir du Parti québécois et les controverses qu’il a provoquées avec son intention de «faire payer les riches» et d’éliminer «la sélection» dans les écoles privées.

      Nous sommes déjà, en raison de nos programmes sociaux et du rôle majeur que nous confions à l’État (qui s’est substitué à l’Église), une des sociétés les plus égalitaires et les plus solidaires de la planète. Nous sommes aussi l’une des sociétés nord-américaines les plus pauvres, les moins éduquées et les moins entreprenantes. Et ce, malgré d’immenses efforts collectifs depuis 50 ans pour rattraper les peuples qui nous entourent.

      Nulle part ailleurs en Amérique (sauf, peut-être, à Cuba), l’écart entre les riches et les pauvres n’est-il si restreint. C’est à notre honneur. Mais nos voisins ontariens, qui ont peu de choses à

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    • La juge Charbonneau. (Presse Canadienne)D’après les témoignages entendus jusqu’à maintenant à la Commission Charbonneau, c’était les ingénieurs et les entrepreneurs en bâtiments/travaux publics qui contribuaient par personnes interposées à la caisse du Parti libéral du Québec afin d’obtenir de juteux contrats des élus.

      L’organisation de cocktails était au cœur du financement du PLQ. C’est aussi vrai pour le Parti libéral fédéral. Des partis municipaux, qui sont souvent des filiales du PLQ - comme le parti Union Montréal du maire Tremblay - y ont aussi recours.

      Ce n’est qu’un volet du cancer généralisé de corruption et de concussion qui gangrène nos institutions politiques. La juge Charbonneau ne peut enquêter que sur l’industrie de la construction. Mais avez-vous pensé que les mêmes combines, les mêmes tours de passe-passe salopent tous les secteurs où des organismes publics et des gouvernements octroient des contrats?

      Des milliards de dollars sont distribués chaque année par les gouvernements du Canada, du Québec, les

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    • Le président Kennedy, après avoir signé le blocus contre Cuba. (Corbis)Ce mois-ci marque le 50e anniversaire de la crise des missiles de Cuba. Elle commence le 14 Octobre 1962, lorsque des photos prises par un avion américain espion U2 révèlent la présence d'armes nucléaires soviétiques à Cuba.

      Le secrétaire à la défense Robert McNamara écrit dans ses mémoires que le 27 octobre 1962, alors que la crise atteint son paroxysme, il leva les yeux vers le ciel et se demanda s’il n'allait jamais voir un autre coucher de soleil.

      Les Soviétiques avaient décidé de placer des missiles sur l’île pour répondre au déploiement par les États-Unis de missiles nucléaires de portée intermédiaire en Grande-Bretagne, en Italie et en Turquie. Ces missiles étaient capables de frapper Moscou rapidement, rendant la capitale soviétique plus vulnérable.

      J’ai beaucoup de réserve au sujet du président Kennedy, mais il faut reconnaître que dans cette crise, il a été à la hauteur de la situation. Inébranlable dans sa détermination de forcer les Soviétiques à retirer leurs missiles de

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    • Bureau de Huawei. (Reuters)Deux géants industriels chinois, Huawei Technologies et ZTE Corp, des leaders mondiaux en matériel de télécommunications, sont pointés du doigt par un comité de la Chambre des représentants des États-Unis. Ces deux entreprises seraient des menaces à la sécurité nationale du pays.

      Fondé par un ancien ingénieur militaire chinois, Huawei, deuxième équipementier mondial de télécoms, a un chiffre d'affaires américain de 1,3 milliard de dollars. ZTE se classe au quatrième rang pour les téléphones mobiles.

      Le rapport du comité recommande que les systèmes informatiques du gouvernement des États-Unis n'utilisent pas de composants des deux entreprises parce que cela pourrait poser un risque d'espionnage.

      Huawei fait aussi des affaires au Canada, notamment avec Bell et TELUS, rapporte la Presse Canadienne. L’entreprise prépare par ailleurs un projet de réseau sécurisé pour le gouvernement canadien. On n’est pas méfiant à Ottawa même si depuis 2 ans, de mystérieux cyberpirates chinois ont attaqué

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    • Le lieutenant-colonel Charles-Michel d'Irumberry de Salaberry (Gouvernement du Canada)Vingt-huit millions de dollars. C’est la somme que le gouvernement Harper va dépenser sur la commémoration de la guerre de 1812, opposant l’armée américaine à l’armée britannique. Longtemps oubliée au Québec, elle était l’objet de souvenir vague en Ontario, surtout à cause des bonbons Laura Secord nommés en l’honneur de l’une des héroïnes du conflit. 

      Le Canada anglais de l’époque était majoritairement constitué de loyalistes, des Américains qui, pour rester fidèles au roi d’Angleterre, avaient déménagé leurs pénates au Haut-Canada et dans les Cantons de l’Est où la Couronne leur avait donné des terres pour les remercier de leur fidélité. En Estrie, l’objectif stratégique de Londres était d’établir un cordon sanitaire entre les Québec français de la vallée du Saint-Laurent et la révolution américaine.

      C’est difficile de considérer la guerre de 1812 comme une victoire canadienne puisque le Canada n’existait pas et que les officiers qui commandaient les forces britanniques et les milices

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    • Mitt Romney a de quoi sourire. Barack Obama un peu moins. (Reuters)Comme beaucoup d’observateurs politiques, je croyais que la campagne électorale américaine était terminée. Obama avait plusieurs points d’avance sur Romney et le devançait dans les États-clés. Les trois débats télévisés ne feraient qu’accroitre l’avance du candidat démocrate sur son adversaire républicain, qui multipliait les gaffes.

      Dès les premières minutes du débat, je me suis dit que quelque chose n’allait pas. Obama, considéré comme un des meilleurs orateurs parmi les présidents américains, se révélait d’une telle médiocrité que je me suis demandé s’il n’était pas en burn-out ou pris d’un malaise soudain qui allait l’obliger à interrompre le débat. Il était hésitant, cherchait ses idées et ses mots et il manquait d’assurance. Hébété et indolent, il laissait son adversaire dire des faussetés sans le reprendre.

      Ce premier débat a été un désastre pour Barack Obama. Tous les sondages indiquent que l’immense majorité des téléspectateurs, ils étaient 67 millions, ont considéré que Mitt

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    • Justin Trudeau (Presse Canadienne)Tout avait été méticuleusement préparé par les anciens complices de son papa, dont le fourbe en chef, Marc Lalonde et son odieux homme de main, André Ouellette. Les deux vieux forbans étaient d’ailleurs à ses côtés lors de l’annonce.

      C’est probablement Lalonde qui a rédigé le discours de Justin avec ses lieux communs typiques de l’époque de son père: une demi-heure d’appel aux Canadiens, aux Canadiennes de tous les horizons, de toutes les croyances, de toutes les origines, bla-bla-bla, pour construire un monde meilleur et renforcer l’unité nationale. Pas une banalité, pas un poncif, pas un mensonge trudeauiste ne manquaient.

      Je suis convaincu que ça va marcher. D’abord au Canada anglais, toujours aussi incapable de produire des politiciens captivants. À moins que vous considériez Stephen Harper, Joe Clarke, Lester Pearson ou Mackenzie King comme des personnalités charismatiques.

      Et ça va aussi marcher au Québec parce qu’une partie significative de notre population moutonneuse et

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    • Les combats font des milliers de victimes, comme ici, à Alep. (Reuters)Barbara Truchman a écrit un livre célèbre, The March of Folly: From Troy to Vietnam, une réflexion sur les aberrations qui mènent des dirigeants à faire des guerres qui vont à l’encontre manifeste de l’intérêt national.

      Si elle était encore vivante, je suis convaincu qu’elle voudrait mettre à jour son étude sur la déraison d'État pour y inclure la guerre d’Irak. On assiste actuellement à un autre dérapage de cette malheureuse aventure qui n’en finit pas de mal tourner.

      Dans la guerre civile en Syrie, Washington et Bagdad sont dans des camps opposés. Les Américains et leurs alliés sunnites appuient les factions rebelles, également soutenues par al-Qaeda, alors que l’Iran chiite et le gouvernement chiite irakien appuient Bachar al-Assad et les alaouites, une secte chiite. Le premier ministre irakien, Nouri al-Maliki a affirmé publiquement que son gouvernement rejetait toute tentative de le renverser par la force.

      D’ailleurs les dirigeants irakiens prennent bien soin de se distancer des

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    • Gérald Tremblay. (Photo: Radio-Canada)Toute personne le moindrement lucide ne croit pas un traitre mot de ce que raconte le maire de Montréal quand il prétexte son ignorance complète du système de corruption et de collusion dans lequel il patauge depuis qu'il a laissé Montréal devenir un cloaque mafieux.

      Cela n’empêche pas une confortable pluralité des électeurs de la ville de voter pour lui. Une bonne partie des informations qui sortent actuellement devant la commission Charbonneau avaient déjà été rendues publiques par les médias avant la dernière élection municipale.

      On doit tristement constater que ça n’a pas préoccupé outre mesure les Montréalais qui l’ont réélu. La majorité d’entre eux sont trop préoccupés par le hockey, Loto-Québec et les téléréalités pour perdre leur temps précieux à suivre ces questions de droit et d’éthique complètement hors de portée de leur capacité cognitive de primates.

      Cette chronique s’adresse donc aux autres, à ceux que le comportement de clown ubuesque de Gérald Tremblay fait monter dans

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    • De préambule en introduction et préface, la commission Charbonneau n’en finit plus de commencer. Quand diable va-t-on en arriver au cœur du sujet? La corruption au Québec et les multiples complicités entre la mafia, des affairistes, la FTQ et le Parti libéral. Pour aller au fond des choses, il va falloir que la commissaire Charbonneau pose les vraies questions aux différents personnages qui ont été au centre des révélations médiatiques depuis quatre ans. Mais la liste des témoins à comparaître est secrète...

      Pour éclairer les énigmes reliées aux «affaires» qui ont fait les manchettes et qui sont restées en suspens, voici ceux qui, selon moi, devraient être appelés devant la commission, et les questions que j’aimerais qu’on leur pose.

      Tony AccursoTony Accurso. Donnez-nous la liste nominative des politiciens, des fonctionnaires et des dirigeants syndicaux qui ont été invités sur votre bateau. Quels partis politiques, quels élus fédéraux, québécois et municipaux avez-vous financés, directement ou

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