Les écoles primaires débordent à Montréal, et les écoles secondaires manquent d’élèves. La Presse nous apprend ce matin que la Commission scolaire de Montréal (CSDM) songe à résoudre ce problème de façon, ma foi, brillante : en créant des écoles dites intermédiaires, sur le modèle des « middle schools » qu’on retrouve un peu partout dans le monde, notamment ailleurs au Canada et aux États-Unis.
En gros, les 5e et 6e année du primaire partageraient la même école que les 1ère et 2e secondaire.
Selon le journaliste Francis Vailles, cette restructuration pourrait toucher la moitié des 149 écoles primaires et secondaires de la commission scolaire.
La CSDM a un énorme déficit : quelque 47,5 millions de dollars autorisés par Québec pour l’année en cours, contre 32 millions l’année dernière et 22 millions l’année précédente.
Comme on dit : le statu quo n’est pas une option. La nouvelle structure permettrait d’économiser quelque 15 millions de dollars par année.Mais au-delà de ces économies,
L’excellente idée de la CSDM
Par Martine Turenne | La chronique de Martine Turenne – jeu. 16 mai 2013Montréal est ingérable et Québec s’en fout
Par Martine Turenne | La chronique de Martine Turenne – mar. 14 mai 2013S’il y a quelque chose qui fait l’unanimité à Montréal, c’est bien qu’elle est difficile à gérer. La métropole est divisée en villes défusionnées et en 19 arrondissements, dont les maires sont affectueusement surnommés les «petits roitelets».
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À six mois des élections municipales, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a sorti un nouveau lapin de son chapeau: il veut faire un grand ménage dans les structures de la métropole. Il propose de réduire le nombre d’arrondissements de 19 à 12, de remplacer les maires par des présidents nommés par leurs pairs, et de couper le nombre d’élus de près de la moitié, soit de 103 à 61.
Il faut dire que Montréal est unique dans son genre pour la quantité de ses élus. En Amérique du Nord, la majorité des villes en ont la moitié moins.
Le rapport de Jacques Léonard, déposé la semaine dernière (et déjà tabletté?) va dans le même sens. Il y a une soixantaine de recommandations sur la mauvaise gouvernance de Montréal. Revoir cetteLe droit à l’avortement soumis aux coutumes indiennes?
Par Martine Turenne | La chronique de Martine Turenne – lun. 13 mai 2013Une vingtaine de députés conservateurs ont participé ce week-end à une marche pour rouvrir le débat sur l’avortement au pays. Ils le font sans l’aval du premier ministre Stephen Harper, qui dit et répète qu’il ne veut pas rouvrir ce débat. Il tient à laisser le droit à l’avortement tel qu’il est au pays : décriminalisé depuis 1988, protégé par la Charte, sans être officiellement réglementé. Il baigne dans un flou juridique qui fait l’affaire de la majorité.
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Donc, des députés conservateurs manifestent. Et pourquoi pas? J’ai toujours été pour la diversité des opinions dans notre société démocratique et plurielle. Je respecte ceux qui sont pour la peine de mort ou contre l’avortement, même si je ne partage pas leur point de vue.
Le hic, c’est que les opposants à l’avortement, ceux qui veulent rouvrir le débat au pays, ont un nouveau dada: ils le font notamment pour les fœtus féminins qui se font avorter justement parce qu’ils sont féminins. Parce que leurs parents ne veulent pas de filles.On se demande parfois ce que les Montréalais ont fait au gouvernement québécois pour qu’il les traite si mal. Hier, le dernier palmarès des hôpitaux dévoilé par La presse montrait le marasme dans lequel se trouvent les grands hôpitaux montréalais pour ce qui est du temps d’attente aux urgences. Les trois cancres du groupe des hôpitaux universitaires, ceux qui obtiennent les D- et E+, sont les trois centres hospitaliers du CHUM.Et deux des trois champions de cette même catégorie, les B et B-, sont deux centres hospitaliers affiliés au CHUQ, à Québec.Quelle surprise!
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On pourrait bien sûr juger des compétences des gestionnaires du CHUM, à commencer par son directeur général, le Français Christian Paire. Ce qui filtre à son sujet dans les médias n’est guère rassurant.Mais le problème de Montréal dépasse largement ses urgences qui débordent. Il vient d’abord et avant tout du manque d’appui des deux paliers de gouvernement, le fédéral et le provincial, à commencer par ce dernier.
Il fait siLes Asiatiques sont meilleurs à l’école, et alors?
Par Martine Turenne | La chronique de Martine Turenne – mar. 7 mai 2013Une amie s’inquiétait récemment de la totale domination des élèves asiatiques à l’école secondaire de son fils. «Et c’est comme ça partout. Ils raflent tous les prix de performance. Nos enfants ne peuvent pas leur faire compétition, ils travaillent moins le soir, les fins de semaine.»
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Je lui ai répondu : et alors?
Le système d’éducation occidental a ses défauts, mais il a toujours laissé ses enfants jouer dehors après l’école. Et c’est ainsi que l’Occident a créé une des sociétés les plus riches et créatives de la planète.
Malheureusement, on les laisse de moins en moins jouer dehors. Ils n’ont jamais été aussi pressurisés. Plusieurs parents sont tellement effrayés à l’idée que leurs enfants soient «hors-compétition» qu’ils les enrôlent dans une multitude de cours. Je caricature un peu, mais on leur demande de maîtriser trois langues à huit ans, dont le mandarin, de jouer de la trompette et du violon, et de se farcir des cours du soir à l’Institut Kumon afin de mieux maîtriser le calculLe Canada et la machine de guerre du Qatar
Par Martine Turenne | La chronique de Martine Turenne – lun. 6 mai 2013Depuis que le Qatar a lancé sa guerre diplomatique pour ravir à Montréal le siège de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) dès 2016, plusieurs commentaires vont dans le même sens : l’émirat, qui a reçu l’appui dans sa croisade de nombreux pays arabes, veut punir le Canada pour la politique pro-israélienne du gouvernement Harper.
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En 2010, le Canada n’a pu obtenir le siège du conseil de sécurité qu’il convoitait, sans doute en raison de ce même appui indéfectible. Mais dans ce cas, au moins, on ne parlait pas de 600 emplois directs, 1200 indirects, et de retombées économiques de 120 millions de dollars qu’apporte ce prestigieux siège de l’ONU, établi dans la métropole depuis 1947. Là, les dégâts seraient plus sérieux.
Les trois piliers gouvernementaux sont passés à l’offensive. Un vote aura lieu à l’ONU en septembre et Montréal pourrait perdre l’OACI si 60% des 191 pays membres appuient son déménagement.
Si la politique moyen-orientale du gouvernement Harper choque enLes restaurateurs en arrachent par les temps qui courent. Des établissements qui ont à peine passé à travers leur premier set de vaisselle ferment leurs portes, des plus vieux aussi, et de véritables institutions, comme tout récemment, Le Laurier BBQ.
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En 2012, les faillites ont augmenté de 2%. Mais c’est sans compter ceux qui mettent tout simplement la clé dans la porte.
Une des faillites les plus choquantes: L’Eau à la bouche, cette merveilleuse table de Sainte-Adèle, dans les Laurentides, qui existait depuis 34 ans. Conduit par la chef Anne Desjardins, le restaurant avait remporté plusieurs distinctions au fil des ans. Le Gourmet Magazine lui a accordé le prix de la meilleure table de la région de Montréal, trois années consécutives.
Le copropriétaire et conjoint de la chef, Pierre Audette, est inconsolable. Il a tout fait pour sauver le restaurant, même y installer un spa. Il déplore la baisse de touristes dans les Laurentides, notamment américains, rebutés par la force du dollar.Incroyable, quand même. La richissime Banque Royale commet une énorme bêtise, et ce sont les PME, ses «petits» clients, qui doivent payer pour les pots cassés.
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Hier, Ottawa a en effet décidé de faire le ménage dans un programme au départ destiné aux PME: celui sur l’embauche de travailleurs étrangers. Mais il a été utilisé ces derniers temps de manière si cynique, odieuse et irrespectueuse par l’un des joyaux du pays, la RBC, que le gouvernement n’avait pas le choix. Il a dû resserrer les règles du programme en alourdissant la bureaucratie, en augmentant les coûts, et en s’assurant que les employeurs feront tous les efforts nécessaires pour embaucher des Canadiens mais aussi, pour préparer la relève.
Rappelons les faits. La RBC voulait remplacer 45 de ses employés de ses services techniques par des travailleurs temporaires venus d’Inde. Ces derniers étaient embauchés par une multinationale de sous-traitance, iGATE. Sur papier: tout était légal, comme l’a rappelé le PDG de la Banque,Le Bangladesh, la guenille et nous
Par Martine Turenne | La chronique de Martine Turenne – lun. 29 avr. 2013Les images qui nous arrivent ces derniers jours du Bangladesh sont aussi horribles que lourdes de sens: dans les débris de cette manufacture effondrée dans la capitale, Dacca, où 381 travailleurs ont trouvé la mort et 900 manquent toujours à l’appel, on reconnaît les logos de marques que nous connaissons bien, puisque nous les achetons.
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Cet immeuble fissuré, que les propriétaires des ateliers ont refusé d’évacuer malgré l’ordre de la police, est devenu le symbole de cette profonde contradiction entre notre désir de payer toujours moins cher et celui de voir respecter les droits humains les plus fondamentaux, dont celui de ne pas mourir en allant gagner sa vie.
Ça n’est pas toujours aussi évident qu’au Bangladesh.
En Chine, ce sont les ouvriers qui fabriquent ces objets désirables que sont nos tablettes et nos téléphones intelligents qui se défenestrent. La vague de suicides qui a frappé Foxconn, à Shenzhen, le fournisseur d’Apple et de Nokia, a suscité une vague d’indignation, quelquesLaissons les femmes libres... de se maquiller!
Par Martine Turenne | La chronique de Martine Turenne – jeu. 25 avr. 2013Hier, une copine m’a écrit: «même si je travaille de la maison aujourd’hui, je me suis maquillée… Par principe.»
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Se maquiller par principe, c’est pour faire un pied de nez à la «journée» la plus gnangnan de l’année, et dieu sait que ce n’est pas le choix qui manque: La journée sans maquillage, une initiative du magazine Elle-Québec et de Canal Vie.
La chose en est à sa quatrième édition. Bon, pour avoir l’idée d’une «journée sans…» et investir temps et énergie à en faire la promotion, c’est qu’on estime qu’il y a un problème. Ou à tout le moins une «cause».
Sur le site de Canal Vie, on peut lire: «Témoignez de votre soutien à la cause en faisant connaître cette journée aux femmes qui vous entourent et en leur disant qu’elles sont belles naturellement.» Ben tien!
Les femmes se maquillent depuis la nuit des temps, car elles savent bien, de manière atavique, que la «beauté au naturel» est un concept absurde. Ce n’est pas la nature qui a inventé les savons, les shampoings, les limes à
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