Des équipes de chercheurs français ont photographié en 3D et en haute résolution le récepteur de la vitamine D dans le coeur d'une cellule.
C'est la première fois que cette petite molécule nommée VDR est photographiée en entier.
Selon les chercheurs Bruno Klaholz et Dino Moras, du Centre national de la Recherche scientifique, ces travaux vont permettre de mieux cerner la structure et le mécanisme d'action du récepteur sur le plan moléculaire.
Ces nouvelles connaissances sont d'une grande importance pour la médecine, puisque le VDR est impliqué dans l'apparition de plusieurs maladies, comme certains cancers et le diabète de type 1.
En fait, ce récepteur régule l'expression de gènes impliqués dans diverses fonctions biologiques vitales, comme la croissance des cellules ou la minéralisation des os.
À ce jour, les chercheurs n'avaient pu étudier que deux parties de ce récepteur : la région en interaction avec l'ADN et le domaine liant la vitamine D.
Ces deux composantes avaient même été produites en laboratoire et leur structure étudiée individuellement. Toutefois, la technologie disponible n'avait pas permis de visualiser le VDR en entier.
De plus, cette image montre le lien particulier entre le VDR et son partenaire RXR (récepteur du rétinoïde X, un dérivé de la vitamine A). Les deux forment une architecture ouverte, avec le domaine de liaison de la vitamine D orienté presque perpendiculairement au domaine de liaison à l'ADN (voir figure). Cette structure indique une coopération entre les deux domaines, qui agiraient ensemble pour induire une régulation très fine de l'expression des gènes cibles.
Le détail de ces travaux est publié dans The EMBO Journal.







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