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    Un contexte social enthousiasmant, selon Khadir

    Dans son bilan de la session parlementaire à l'Assemblée nationale, le co-porte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir, a mis en relief que le contexte social actuel au Québec, avec la lutte étudiante, était très enthousiasmant pour son parti.

    « Dans nos rêves les plus extravagants, on n'aurait pas pu imaginer que 300 000 personnes, un jour, se ramasseraient sur le mont Royal alentour d'une notion aussi abstraite que le bien commun », a déclaré le député de Mercier, faisant référence à la manifestation monstre du jour de la Terre, le 22 avril dernier.

    M. Khadir rappelle à propos du conflit étudiant que son parti réclame la gratuité scolaire depuis sa fondation. Pour trouver les ressources nécessaires à ce financement, Québec solidaire prône l'établissement d'une taxe sur le capital des entreprises financières. « Juste les entreprises financières, pas toutes les entreprises », insiste le député.

    M. Khadir dément que lui ou sa fille aient délibérément cherché à se faire arrêter par les policiers dans le cadre de manifestations étudiantes. Il affirme que pour faire pression sur le gouvernement dans le dossier des droits de scolarité et pour combattre la loi 78, « il ne faut pas qu'on soit en prison, mais au Parlement, ou dans la rue ».

    Par ailleurs, même s'il estime que des centaines de jeunes appuient son parti, Amir Khadir ne compte pas, lors de la prochaine campagne électorale, sur une quelconque aide de la CLASSE, l'association étudiante qui réclame elle aussi la gratuité scolaire. M. Khadir dit que cette association ne souhaite pas s'associer au monde politique. « Ça causerait de l'urticaire à toute leur direction si jamais vous leur feriez une proposition comme cela »

    Québec solidaire, qui estime pouvoir faire élire de 5 à 10 députés lors de la prochaine élection, dit qu'il est en bonne posture notamment dans les circonscriptions de Gouin, Hochelaga-Maisonneuve, Laurier-Dorion et Sainte-Marie-Saint-Jacques.

    Amir Khadir souligne aussi que son parti a publié deux documents au cours de la session parlementaire. L'un porte sur le financement occulte des partis politiques, « un système bien implanté dans le milieu des affaires, dans le milieu de la construction, mais aussi chez les cabinets d'avocats, de génie-conseil, et même dans le domaine pharmaceutique », résume-t-il.

    Le second document est un projet de loi réclamant un régime d'assurance médicaments universel public et instituant Pharma-Québec, un pôle public d'achat, de recherche et de production de produits pharmaceutiques.