La mobilisation étudiante se poursuit à la suite de l'abolition de la Bourse pour étudier en français de l'Ontario. Près de 1300 personnes ont déjà signé une pétition en ligne, qui demande au gouvernement McGuinty de revenir sur sa décision.
Cette bourse, qui existait depuis près de 30 ans dans la province, offrait 1500 $ aux jeunes qui décidaient d'étudier à l'extérieur de leur région dans la langue de Molière.
Des établissements d'enseignement d'Ottawa s'inquiètent d'une possible baisse des inscriptions de Franco-ontariens. « Ça aura certainement un impact dans le processus décisionnel des étudiants qui doivent décider s'ils doivent poursuivre leurs études postsecondaires en français ou en anglais », souligne Éric Bercier, registraire à l'Université d'Ottawa
Des étudiants qui ont bénéficié de la bourse soulignent l'importance de cette aide financière dans leur décision d'étudier en français.
Le gouvernement provincial affirme que la bourse sera compensée par une réduction de 30 % des droits de scolarité, ce qui permettra à plus d'étudiants ontariens d'avoir accès à des études postsecondaires.
Le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) espère obtenir, d'ici la rentrée parlementaire, une pétition de 5000 noms pour forcer le gouvernement McGuinty à revenir sur sa décision.


