Un apiculteur de Zenon Park affirme qu'environ le tiers de ses abeilles ont été empoisonnées par des pesticides répandus dans des champs aux alentours de son village du nord-est de la Saskatchewan.
Gerry Moyen dit avoir perdu 1 000 ruches dont la valeur est estimée à 750 000 $.
Il pense que des agriculteurs de la région, retardés par le printemps très humide, ont négligé certaines règles de sécurité en épandant des produits chimiques destinés à détruire les organismes nuisibles à leurs cultures de luzerne.
« On ne peut pas perdre de l'argent comme ça chaque année, ça n'a pas de sens », déclare-t-il.
Le ministère de l'Agriculture, pour sa part, souligne que les agriculteurs sont tenus de respecter les règles indiquées sur chaque conteneur de pesticides et qu'ils doivent tenir compte du besoin des apiculteurs.
La province rappelle aux fermiers que les produits chimiques doivent être dispersés tôt le matin ou tard le soir, lorsque les abeilles sont rentrées dans leurs ruches.
Ils doivent également éviter d'asperger les plantes en fleurs, car cette méthode, explique le docteur en médecine vétérinaire Pascal Dubreuil, tue évidemment les abeilles, mais également les autres insectes pollinisateurs.
L'incident de Zenon Park n'est cependant pas unique, constate le directeur administratif du Conseil canadien du miel, Rod Scarlett. Celui-ci souhaite voir les fermiers mieux comprendre l'impact de l'utilisation de leurs insecticides sur l'environnement.
De plus, dit-il, les apiculteurs n'ont souvent pas souscrit d'assurance pour dédommager leurs pertes.


