Après avoir déclaré faillite en juin, Perséïde Confection High-Tech reprend ses activités à la suite d'investissements de deux membres de l'ancienne coopérative de couturières.
Lise et Sylvie De Champlain ont décidé de racheter les machines à coudre, d'investir plusieurs milliers de dollars et de déménager l'entreprise dans l'arrondissement de Jonquière, dans un local plus petit et moins dispendieux.
La coopérative avait été fondée en 1998, à la suite de la grève des couturières de l'entreprise Chlorophylle.
Deux clients importants ont fait faillite et n'ont pas payé leurs factures totalisant 100 000 $, ce qui a placé la coopérative de couturières dans une situation financière intenable.
« On n'était plus capable de payer, explique la directrice générale, Lise De Champlain. On payait nos salaires, on payait nos fixes, mais on se rendait compte qu'il nous en manquait encore. »
L'entreprise Perséïde Confection High-Tech compte 17 employées, des femmes qui ont de 45 à 55 ans, payées 10,50 $ l'heure.
Une couturière, Diane Bouchard, espère que la nouvelle entreprise fonctionnera. « On a toutes gardé nos emplois, on a les mêmes couturières, c'est ça qui est le fun aussi, dit-elle. On a commencé et c'est parti à neuf, dans un nouveau local flambant neuf. »
Perséïde Confection High-Tech doit encore relever le défi de demeurer compétitive face au marché asiatique, où les coûts de production sont très bas.
« On continue de se battre, puis on veut que ça réussisse, dit Mme De Champlain. Il y a quand même des emplois et ça peut continuer de fonctionner. »
En passant de la coopérative à la compagnie, les couturières croient qu'elles ont maintenant entre les mains un modèle gagnant.


