Les cols bleus vont porter plainte contre le maire Labeaume pour harcèlement psychologique. Le syndicat affirme que les propos qu'il a tenus sur deux cols bleus sont « indignes du maire d'une grande ville ».
Le maire de Québec a dit mardi qu'il ne croyait pas que les deux opérateurs de Zamboni qui se sont absentés, dimanche dernier, étaient réellement malades. Le maire a laissé entendre qu'il s'agissait d'un moyen de pression, ces absences ayant entraîné la fermeture de deux arénas.
Cette sortie a fait réagir vivement le syndicat des cols bleus. Selon lui, les absences des deux employés visés par le maire sont pleinement justifiées. Un des deux employés est en arrêt de travail pour une semaine sur ordre de son médecin. Quant à l'autre, il a été incapable de compléter son quart de travail samedi en raison de ses malaises.
Selon Eddy Jomphe du Syndicat canadien de la fonction publique, les cols bleus ne peuvent encaisser ces propos sans réagir. « Pour nous autres, il est clair que ça devient du harcèlement psychologique. Quand on regarde la jurisprudence en pareille matière, il y a clairement matière à plainte », a-t-il dit.
Par ailleurs, la séance de négociations prévue mercredi entre la Ville et les cols bleus a été annulée en raison de la tempête médiatique provoquée par ces propos du maire Régis Labeaume.
Depuis le 24 mai, les cols bleus sont en grève légale des heures supplémentaires. Ils sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2010.
Les négociations entre les cols bleus et la Ville de Québec ont commencé en février 2011.


