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    Actions de Facebook : les analystes sont partagés

    L'action Facebook affichait mercredi une baisse de 2,75 % sur le Nasdaq, à 32,19 $, au moment même où les analystes livraient leurs premiers avis sur les perspectives d'évolution des titres du réseau social.

    Après avoir gardé le silence durant la période de blocage de 40 jours qui a suivi l'introduction en bourse de Facebook, le 18 mai, les investisseurs ont livré le fond de leur pensée. Autant dire qu'ils sont partagés. Parmi les 17 qui suivent à présent le titre, 8 émettent une recommandation d'achat, 8 conseillent de le « conserver », et un seul de le vendre.

    Leurs prévisions de cotation dans un horizon de 12 à 18 mois oscillent entre 25 et 45 $, avec une moyenne de 37,95 $. Le prix d'entrée avait été fixé à 42 $, et le prix demandé était de 38 $.

    Citi entame son suivi de l'action avec une opinion « neutre » et un objectif de cours de 35 dollars, estimant qu'il est facile « d'aimer » Facebook, mais qu'il est plus difficile de l'adorer. Le bureau d'études considère que le potentiel à long terme du réseau social ne permet pas de gommer les risques tangibles à moyen terme.

    « Facebook s'est imposé comme un service incontournable de l'Internet. Le site pourrait très bien devenir un jour la "plateforme du Net", en termes de chiffre d'affaires comme de bénéfices, compte tenu de sa taille, de l'implication de ses utilisateurs et de son modèle économique », reconnaît Citi. Le bureau souligne toutefois qu'une « grande partie de ce potentiel a été intégré dans les cours », tout en s'inquiétant du ralentissement du revenu moyen par abonné (+2 % attendu en 2012, contre +27 % en 2011).

    Des potentiels certains

    De son côté, Goldman Sachs, une des banques ayant participé à l'introduction en bourse le mois dernier, recommande l'achat de l'action Facebook, avec un objectif de cours de 42 $.

    « Nous pensons que les réseaux sociaux, et en particulier Facebook, aident à ouvrir la voie à la nouvelle ère de l'Internet », explique l'analyste de la banque. « Cette évolution, que nous appelons #TheIntelligentWeb, permet une personnalisation et un ciblage de contenus impossibles jusqu'à présent », poursuit-il.

    « De notre point de vue, Facebook - compte tenu de sa base d'utilisateurs et de l'avance de sa plateforme - est paré pour dominer cette prochaine phase de l'Internet et maintenir du coup des taux de croissance élevés durant la prochaine décennie. Nous pensons que les inquiétudes portant sur une "fatigue Facebook" sont exagérées », conclut l'analyste.

    Morgan Stanley, une autre banque ayant participé à l'introduction, a démarré le suivi du titre avec un conseil « surpondéré » assorti d'un objectif de cours de 38 $, soit un potentiel de hausse de 15 %. « Nous pensons que Facebook bénéficie d'un positionnement unique afin de tirer parti de sa large base d'utilisateurs très impliqués et de monétiser l'Internet mobile », argumente l'analyste de la banque.

    Radio-Canada.ca avec Reuters