Les pêcheurs de homards de la côte nord de l'Île-du-Prince-Édouard ont connu une saison exceptionnelle au printemps-été 2012.
Le nombre de homards pêchés a bondi de plus de 25 % par rapport à l'an dernier.
Selon Gilles Thériault, consultant dans le secteur des pêches, il n'y a pas qu'à l'Île-du-Prince-Édouard où la pêche bas des records.
« On connaît une abondance de pêche aux homards assez phénoménale et faut dire pas seulement au Canada et en Atlantique, mais aussi en Nouvelle-Angleterre, dans l'État du Maine en particulier », affirme M.Thériault.
Cette croissance est due, entre autres, à une meilleure gestion des stocks et aux changements climatiques, croit Michel Comeau, biologiste au ministère Pêches et Océans.
« Les conditions météorologiques dans les derniers cinq ans sont assez favorables pour le homard », explique M.Comeau.Le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard se réjouit de cette pêche exceptionnelle.
Selon le ministre des Pêches, Ron MacKinley, c'est une trentaine de millions de dollars qui s'ajoutent à l'économie de la province.
Mais l'abondance n'est pas toujours une bonne nouvelle. Dans l'État du Maine, le homard est si nombreux que les pêcheurs peinent à vendre toutes leurs prises.
Conséquence: les prix sont en chute libre. Une situation qui risque de se produire aussi en Atlantique.
« Actuellement avec la pêche presque miraculeuse que nous avons connue ces derniers temps, on a un problème à court terme, il n'y a pas de doutes et ça pourrait vouloir dire des prix plus bas au mois d'août et au mois de septembre pour les pêcheurs de l'île-du-Prince-Édouard et du Nouveau-Brunswick, malheureusement », explique le consultant Gilles Thériault.
La saison de pêche de l'automne commence au début du mois d'août.
Les pêcheurs de l'Île, eux, espèrent que les homards d'ici, de premières qualités selon eux, arriveront à trouver preneurs.


