Le Parti québécois (PQ) veut donner un nouvel élan à la consommation de produits locaux et promet de faire la promotion des produits agricoles de la province.
« Depuis 1985, la proportion d'aliments produits au Québec que nous consommons tous les jours s'est effondrée. Elle est passée de 78 % à 33 %. Un gouvernement du Parti québécois ramènera cette proportion à 50 %. Il faut retrouver la fierté d'acheter québécois », a déclaré vendredi la chef du Parti québécois, Pauline Marois, lors d'un point de presse à Lévis aux côtés de candidats péquistes et de représentants de l'Union des producteurs agricoles (UPA).
Si le PQ promet notamment de favoriser l'émergence de produits d'appellation contrôlée, comme l'agneau de Charlevoix, grâce à son plan pour la « souveraineté alimentaire ». En ce moment, l'obtention de cette certification relève du « parcours du combattant », a dit Mme Marois, et il faut la simplifier.
Un gouvernement péquiste tentera aussi de convaincre les supermarchés, les hôtels, les restaurants et d'autres institutions d'acheter des produits québécois. Des avantages fiscaux pourraient faire partie de cette stratégie, a dit Mme Marois.
Par ailleurs, le PQ veut protéger les terres agricoles en interdisant leur achat par des fonds spéculatifs.
Contrairement à la Coalition avenir Québec (CAQ) et au Parti libéral du Québec (PLQ), le PQ ne présentera pas son cadre financier avant le débat de dimanche soir. Pauline Marois a justifié sa décision en affirmant que toutes ses promesses avaient été chiffrées jusqu'à présent et que ses engagements sont « responsables » et qu'ils ne mettront pas « les finances du Québec en mauvais état. » Elle a toutefois indiqué que le coût de ses engagements ne dépassera pas 1 milliard de dollars.
Pour me joindre :
gaetan.pouliot@radio-canada.ca
Suivre @gaetanpouliot


