Le sous-financement des universités a fait l'objet d'échanges lors d'un débat entre les candidats de la circonscription de Hull, mardi, sur les ondes de Radio-Canada.
En Outaouais, la situation est particulièrement criante. L'Université du Québec en Outaouais (UQO) n'est pas en mesure d'offrir autant de programmes que d'autres régions de plus petite taille.
L'UQO compte 39 programmes de moins que l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et 65 de moins que l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Les besoins sont importants, notamment dans les formations en santé, et les projets ne manquent pas.
« Ça se mesure en dizaine de millions de dollars, étalés sur plusieurs années, il y a aussi des coûts d'infrastructures. On a des projets à très court terme pour des bâtiments supplémentaires sur le campus », souligne le vice-recteur à l'enseignement et à la recherche.
Lors du débat entre les candidats dans Hull, Étienne Boulrice, de la Coalition avenir Québec, a soutenu que les cinq députés libéraux de l'Outaouais n'ont rien fait pour améliorer le sort de l'UQO.
« Madame Gaudreault, pouvez-vous m'expliquer pourquoi, selon vous, un étudiant de l'UQO vaut moins cher qu'un étudiant de l'UQTR avec le sous-financement qu'on lui connaît », a lancé M. Boulrice.
« Nous, on est résolument tournés vers le financement des universités, les droits de scolarité, le rehaussement, ce n'est pas une lubie du gouvernement du Québec, mais c'est pour permettre un mieux financement », a répliqué Maryse Gaudreault, candidate libérale et députée sortante. Celle-ci promet d'annoncer plus tard cette semaine ses engagements envers l'Université.
Les candidats de Québec solidaire et du Parti québécois promettent pour leur part de défendre avec vigueur ce dossier à l'Assemblée nationale. « Du rattrapage, que ça passe par un statut particulier, que ça passe par un budget spécial, c'est du pareil au même. Mais on a besoin de rattrapage », a soutenu Bill Clennett, candidat pour Québec solidaire.
« Je vais être aux premières loges dès le premier matin. Je vais aller à Québec et je vais faire toutes les représentations nécessaires pour que ça débloque finalement à l'UQO et que ça débloque aussi au cégep et aussi pour le système de santé », a promis de son côté le candidat péquiste, Gilles Aubé.
Tous veulent donc aider l'UQO à améliorer son offre de programmes, une aide dont devrait aussi bénéficier le Cégep de l'Outaouais.
D'après un reportage de Stéphane Leclerc


