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    Égypte : le président Morsi annule la dissolution du Parlement

    Le nouveau président égyptien Mohammed Morsi a décrété dimanche l'annulation de l'arrêt de la Haute Cour constitutionnelle dissolvant le Parlement, a rapporté l'agence officielle Mena.

    « Le président Morsi a émis un décret présidentiel annulant l'arrêt pris le 15 juin 2012 pour dissoudre l'Assemblée du peuple et invite la Chambre à se réunir de nouveau et à exercer ses prérogatives », indique Mena.

    Le décret présidentiel prévoit « l'organisation d'élections anticipées pour la Chambre, 60 jours après l'approbation par référendum de la nouvelle Constitution du pays, et l'adoption d'une nouvelle loi régissant le Parlement », selon la Mena.

    Le Parlement égyptien avait été dissous en application d'une décision de justice le déclarant illégal, une mesure contestée par les Frères musulmans, première force politique de l'Assemblée.

    Dans son arrêt, la Haute Cour constitutionnelle avait invalidé les élections législatives qui s'étaient achevées en janvier, au motif d'irrégularités dans le déroulement du scrutin.

    Ces élections s'étaient soldées par un raz-de-marée islamiste, près de la moitié des sièges revenant aux Frères musulmans, et près d'un quart aux fondamentalistes salafistes.

    La décision de la Cour, prise quelques jours avant le second tour de l'élection présidentielle remporté par Morsi, candidat des Frères musulmans, avait été interprétée comme le signe d'une tentative des militaires au pouvoir depuis la chute d'Hosni Moubarak de préserver leurs prérogatives.

    Les Frères musulmans avaient dénoncé un véritable « coup d'État », réclamant un référendum sur cette question.

    Rencontre entre Obama et Morsi en septembre

    Par ailleurs, le président américain Barack Obama rencontrera son homologue égyptien lors de l'assemblée générale des Nations unies à New York en septembre, a affirmé dimanche à l'Agence France-Presse un responsable américain sous couvert d'anonymat.

    M. Obama a déjà eu un premier contact avec M. Morsi le 24 juin lors d'une conversation téléphonique au cours de laquelle il a souligné son intérêt à collaborer avec le président élu.

    Les États-Unis abordent avec prudence l'élection de M. Morsi, premier président égyptien issu de la confrérie des Frères musulmans et non des rangs de l'armée. Washington se dit soulagé par ses promesses d'unité nationale, mais craint que les relations avec cet État arabe, allié des États-Unis depuis plus de trente ans, ne soient plus compliquées qu'avant la chute d'Hosni Moubarak en 2011.

    De son côté, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton doit se rendre au Caire le 14 juillet « pour exprimer le soutien des États-Unis à la transition démocratique et au développement économique de l'Égypte », selon le département d'État américain.

    Radio-Canada.ca avec AFP et Reuters