L'enseignant d'Edmonton sanctionné pour avoir donné des notes de zéro à des élèves, Lynden Dorval, a affirmé que les écoles augmentaient les notes de certains élèves en difficulté, pour ne pas nuire à leurs subventions.
Les écoles albertaines reçoivent du financement pour chaque élève, mais des conditions s'imposent pour les élèves de la 10e à la 12e année. Ces derniers doivent obtenir une note finale d'au moins 50 % ou combiner une note de 25 % à un taux de présence en classe de 50 %.
« Le financement est basé sur les crédits que les élèves ont atteints lors de leur travail à l'école », a affirmé un cadre supérieur de l'Association des enseignants de l'Alberta, Robert Mazzotta.
Le directeur général du conseil scolaire Centre-Nord, Henri Lemire, ne croit pas que cette méthode de financement encourage les enseignants à augmenter les notes des élèves. Il ne pense pas que les notes peu élevées influencent le montant des subventions.
« C'est très rare, mais ce n'est généralement pas à cause du 25 % qu'on ne reçoit pas les crédits », a souligné M. Lemire. « C'est plutôt quand le jeune ne se présente pas [en classe] », poursuit-il.
Le professeur de physique de l'École secondaire Ross Sheppard d'Edmonton, Lynden Dorval, a été suspendu parce qu'il avait contourné la règle de l'école, en donnant la note de zéro à des élèves.
M. Dorval avait jusqu'à vendredi dernier pour contester la décision de l'école, mais il a laissé tomber, suivant les conseils d'un avocat et de l'Association albertaine des professeurs qui considéraient qu'il avait peu de chance de gagner.


