La ministre de l'Éducation de l'Ontario, Laurel Broten, a dévoilé un projet de loi qui imposerait une convention collective aux enseignants qui entrerait en vigueur dès le 1er septembre.
Le gouvernement veut ainsi empêcher la reconduction automatique du contrat actuel qui inclu des hausses salariales.
Le nouveau contrat comprendrait un gel des salaires de deux ans.
Le gouvernement a donné aux conseils scolaires et aux enseignants jusqu'au 1er septembre pour signer des ententes similaires à celle qu'il a conclue avec l'Association des enseignantes et enseignants catholiques anglo-ontariens.
S'ils n'y parviennent pas, la loi imposerait des clauses similaires à tous les enseignants.
Si elle est votée, le gouvernement aurait également le pouvoir d'interdire une grève ou un lockout pour les deux prochaines années scolaires.
Laurel Broten affirme que la loi proposée permettrait à la province d'économiser 540 millions de dollars sur deux ans.
Le gouvernement libéral minoritaire ne dit pas quand il compte présenter le projet de loi aux députés, mais pourrait avoir à rappeler l'Assemblée législative plus tôt que prévu.
Il a également besoin qu'au moins l'un des deux partis d'opposition, les libéraux ou les néo-démocrates, soutienne le projet de loi.


