Des étudiants d'un peu partout au Canada ont manifesté, mercredi, pour dénoncer l'endettement étudiant et réclamer une baisse des droits de scolarité dans les collèges et les universités.
Des centaines de personnes se sont notamment réunies sur la colline du Parlement, à Ottawa, ainsi qu'à Toronto pour faire entendre leur message.
L'Ontario est la province où les droits de scolarités sont les plus élevés au pays, soit en moyenne 6500 $ par année.
Le gouvernement libéral de Dalton McGuinty a accordé récemment une réduction de 30 % des droits de scolarité à des centaines d'étudiants, tel que promis durant la campagne électorale. Selon les fédérations étudiantes, ce nouveau programme exclut toutefois bon nombre d'étudiants en raison des critères d'admissibilité.
Ces manifestations coordonnées étaient une initiative de la Fédération canadienne des étudiantes et des étudiants (FCEE).
La Fédération, qui représente plus de 600 000 étudiants des collèges et universités du pays, estime que le fardeau financier des étudiants ne doit pas être alourdi davantage et presse les gouvernements provinciaux et fédéral d'agir.
La FCEE réclame par conséquent « une combinaison de frais de scolarité réduits, de financement accru et de bourses plus nombreuses », pour aider financièrement les étudiants dont les dettes d'études ne cessent d'augmenter.
Selon l'organisation, la dette globale des étudiants canadiens dépasse les 15 milliards de dollars, un montant qui ne tient pas compte de leurs autres dettes personnelles.
En Nouvelle-Écosse, quelque 1000 étudiants ont marché dans les rues d'Halifax. Les étudiants néo-écossais demandent au gouvernement Dexter de revenir sur sa décision de réduire de 3 % le financement des universités. Ils estiment que celui-ci devrait plutôt prendre exemple sur Terre-Neuve-et-Labrador, où les droits de scolarité sont parmi les plus bas au Canada.
Des manifestations ont aussi eu lieu au Manitoba. Les étudiants réclament notamment une baisse des droits de scolarité pour les étudiants étrangers, qui sont de deux à quatre fois plus élevés que ceux des étudiants canadiens.
Ils demandent par ailleurs qu'on cesse d'imposer des intérêts sur les prêts aux étudiants pour leur permettre de les rembourser plus facilement.
En Alberta, des indignés du mouvement Occupons Edmonton sont descendus dans la rue avec les étudiants de l'Université de l'Alberta. Des rassemblements ont aussi eu lieu dans les deux principales villes de la Saskatchewan, Regina et Saskatoon.
Au Québec, la journée de mobilisation contre la hausse des droits de scolarité a eu lieu en novembre dernier, ce qui explique qu'aucune manifestation n'était prévue aujourd'hui. Qui plus est, selon la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), le mouvement étudiant québécois ne partage pas exactement les mêmes vues sur la question des droits de scolarité que les organisations étudiantes des autres provinces.







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