L'industrie éolienne pourra fournir les 4000 mégawatts (MW) nécessaires afin d'atteindre les objectifs de la stratégie énergétique québécoise qui prendra fin en 2015.
L'installation d'un premier bloc de 1000 MW a déjà été effectuée. D'ici décembre prochain, 750 autres MW seront installés. Dans trois ans, les promoteurs auront construit tous parcs éoliens prévus au programme d'Hydro-Québec.
Selon le directeur du TechnoCentre éolien, Frédéric Côté, le Québec estime que l'industrie a maintenant développé une expertise, lui permettant d'attirer de nouveaux projets.
Des élus de la Gaspésie, réunis cette semaine à Carleton-sur-Mer lors d'un colloque sur l'industrie éolienne, sont aussi d'avis que le développement doit se poursuivre.
Comme les membres de l'industrie, ils attendent l'annonce d'un 4e appel d'offres promis par le premier ministre Jean Charest. La mairesse de New Richmond, Nicole Appleby, qui a misé sur l'éolien pour soutenir l'économie de sa ville après la fermeture de l'usine Smurfit-Stone, espère bien que l'appel d'offres de 700 MW se concrétisera. « L'industrie est prête », assure-t-elle.
Ces 700 MW proviennent de projets de parcs, approuvés dans un premier temps par Hydro-Québec, mais qui n'ont pas pu être construits.
Les entreprises de la région, spécialisée dans l'éolien, lorgnent maintenant du côté des exportations. Ils comptent pour ce faire utiliser le rail pour transporter les pales et tours d'éoliennes hors des frontières du Québec.


