Une quarantaine de fonctionnaires fédéraux font face à une nouvelle vague de suppressions de postes dans la région de Québec.
Selon des représentants syndicaux de l'Alliance de la fonction publique du Canada, 27 postes seront supprimés à Service Canada, 7 à l'Agence de revenu du Canada et 5 à Transport Canada.
Ces compressions s'ajoutent aux annonces faites depuis le budget Flaherty, à la fin mars. Jusqu'à maintenant, 191 postes ont été supprimés à Québec, tous ministères confondus. Ces suppressions de postes s'ajoutent aux 151 faites à la base militaire de Valcartier.
Au Québec, en dehors de l'Outaouais, 700 postes seront supprimés. Au pays, environ 5000 postes pourraient être abolis. Les membres de l'Alliance de la fonction publique du Canada seraient les plus touchés.
Une dizaine de ministères et d'agences devraient être affectés par cette deuxième vague de compressions.
Depuis le dépôt du dernier budget fédéral, des milliers de fonctionnaires ont déjà appris l'abolition de leur poste. Il s'agissait de la première étape du plan du gouvernement Harper visant à faire des économies de 5 milliards de dollars.
En mars dernier à la Chambre des communes, le ministre des Finances, Jim Flaherty, a annoncé l'abolition de quelque 19 000 emplois dans la fonction publique fédérale.
La vice-présidente de l'Alliance de la fonction publique du Canada, Magali Picard, s'indigne des compressions à Service Canada, le guichet unique du gouvernement fédéral pour la population. « On pense aux gens qui ont besoin d'assurance-emploi, de pension de vieillesse, qui attendent après leur supplément de revenus garantis. C'est vraiment, je vous dirais, surréaliste et révoltant », dit-elle.
La députée néo-démocrate de Charlesbourg-Haute-Saint-Charles, Anne-Marie Day, dénonce elle aussi l'approche du gouvernement conservateur. « Vraiment ça reflète la philosophie des conservateurs qui est coupe, coupe, coupe sans penser. »
Larry Rousseau, lui aussi de l'Alliance de la fonction publique du Canada, affirme que la difficulté, en ce moment, est de bien évaluer les conséquences de ces compressions annoncées à la pièce. « Quels sont les programmes et les services qui seront coupés? Encore une fois, on n'a pas une idée claire et encore une fois, le gouvernement refuse de partager l'information qu'on veut avoir », déplore-t-il.


