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    Économie - Les travailleurs d'Electro-Motive se battront pour leurs indemnités

    Le syndicat des travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) menace d'occuper l'usine de locomotives Electro-Motive Diesel à London. Les TCA affirment qu'ils mettront cette menace à exécution si la société mère, Caterpillar, refuse de conclure une entente de fermeture d'usine qui prévoit le versement aux travailleurs d'indemnités compensatoires raisonnables.

    Electro-Motive Diesel, qui a mis ses travailleurs syndiqués en lockout le 1er janvier, a annoncé la fermeture de son usine de London vendredi, éliminant ainsi près de 700 emplois, en prenant compte des postes non syndiqués.

    Le président de la section locale 27 des TCA, Tim Carrie, affirme que les travailleurs sont prêts à occuper leur usine si la compagnie refuse de n'accorder que le strict minimum prévu par la loi. « Si la compagnie s'entête à jouer dur, nous ferons ce que nous aurons à faire, c'est-à-dire, occuper l'usine si nécessaire, pour bloquer l'expédition des locomotives prêtes à être livrées », déclare-t-il.

    C'est ce qui s'est produit lorsque la compagnie a fermé son usine de Brampton en 1991. Le syndicat, qui avait ainsi obtenu gain de cause, menace de le faire à nouveau.

    « Il s'agit d'une multinationale qui fait des profits dans les milliards de dollars. Une multinationale, qui devra laisser de cet argent dans la communauté en dédommageant les travailleurs adéquatement », poursuit M. Carrie.

    Le minimum requis par la loi en cas de fermeture d'usine est le versement de 34 semaines de salaire et des prestations du régime de retraite.

    McGuinty blâme Ottawa

    Le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, blâme Ottawa pour la fermeture de l'usine de Caterpillar de London. Dalton McGuinty croit que le gouvernement fédéral doit réviser la loi sur les investissements étrangers au Canada, afin d'éviter que la même situation se reproduise.

    « Pour mieux déterminer la sincérité d'une entreprise ici en Ontario, ils devraient avoir l'obligation de nous convaincre qu'ils veulent maintenir les emplois d'une manière sérieuse. Il n'y a pas de garanties, je sais comment fonctionne l'économie mondiale, mais l'on devrait poser des questions avant d'accepter », dit-il.

    Selon M. McGuinty, la loi devrait protéger, les travailleurs contre une entreprise qui achète une usine et la ferme 18 mois plus tard.

     

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