La multinationale Rio Tinto Fer et Titane écarte l'Est du Québec pour son projet d'usine de transformation de titane dont les coûts pourraient s'élever à 4 milliards de dollars.
La compagnie retient le site du parc industriel de Bécancour, situé sur la rive sud de Trois-Rivières, pour son étude de faisabilité qui sera complétée à la fin de 2013.
Les villes de Matane, Cacouna, près de Rivière-du-Loup, et Havre-Saint-Pierre, sur la Côte-Nord, avaient pourtant manifesté leur intérêt pour accueillir la future usine qui pourrait créer 400 emplois.
La compagnie avait déjà rejeté la candidature de Havre-Saint-Pierre puisque l'usine ne peut pas être construite à moins de 10 kilomètres d'un parc national. Rio Tinto ne souhaitait pas non plus investir davantage pour développer le réseau ferroviaire à sa mine du lac Tio, au nord de la municipalité.
Le but éventuel du projet est de construire une usine de production de pigments de titane, un produit notamment utilisé dans la peinture. Rio Tinto estime que la demande de ce produit va doubler d'ici 2016.
Le député né-démocrate de Montmagny-l'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup, François Lapointe, se montre fort déçu du choix de Rio Tinto.
Le député a travaillé de concert avec la municipalité de Cacouna pour attirer cet investissement dans la région.
François Lapointe remarque que Bécancour a obtenu un soutien important du gouvernement provincial. Il souhaite obtenir des explications du ministre Sam Hamad. « Non pas pour critiquer, dit-il, mais pour s'assurer que la prochaine fois, Cacouna puisse obtenir elle aussi l'accompagnement nécessaire pour mener le dossier à bien. » Il confirme que la même démarche sera faite auprès de Développement économique Canada.


