Les opposants au projet de mine d'apatite dans la baie de Sept-Îles gagnent des appuis au conseil municipal.
Pressé de questions sur l'état des connaissances entourant le projet d'exploitation, le maire Serge Lévesque a confirmé que la ville entame les démarches pour obtenir une étude indépendante sur la source d'approvisionnement en eau potable.
Marjolaine Bezeau vit à quelques kilomètres du site minier. Après avoir observé la réalisation des premières tranchées, elle s'inquiète de l'immobilisme de la ville. Elle cherche à connaître les impacts réels du projet.
« C'est un dossier qui nous insécurise beaucoup alors j'ai pris l'initiative de demander à la Sécurité publique, le ministère, de réaliser une étude géotechnique sur le projet Mine Arnaud de Sept-Iles, concernant les sols », confirme Marjolaine Bezeau.
De son côté, Louise Gagnon, du Regroupement pour la sauvegarde de la grande baie de Sept-Iles, craint que la seule source d'eau potable de la région soit tarie par l'infiltration ou polluée par la poussière.
« Vous auriez pu demander à Mine Arnaud de compléter leurs études sur le lac des Rapides, ça aurait été tout à fait à propos de le faire », déplore Louise Gagnon.
Le maire de Sept-Iles, Serge Lévesque, répond à ces critiques et va plus loin. Il a décidé de commander une étude indépendante, aux frais des contribuables.
« On ne prétend pas qu'on a 100 % des connaissances pour préparer des devis et aller en appel d'offres pour ce genre de situation-là, et c'est pourquoi nous ferons appel à l'organisme des Bassins Versants de Duplessis », confirme le maire.
L'organisme de Bassins Versants Duplessis est présidé par Marc Fafard.


