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    Économie - Inquiétudes à La Pocatière pour les employés de Bombardier

    Le ralentissement des activités à l'usine Bombardier soulève des inquiétudes à La Pocatière. La multinationale a obtenu deux contrats majeurs en juin pour la construction de voiture de métro aux États-Unis, mais les retombées seront mineures pour l'usine de La Pocatière.

    La construction des voitures de métro à New York et San Francisco sera principalement réalisée à Plattsburgh, aux États-Unis. Le contrat pour le métro de New York, évalué à 623 millions $, ne prévoit que la construction de 10 voitures prototypes à La Pocatière. Les 300 autres voitures seront assemblées aux États-Unis. Plattsburgh rafle aussi la mise pour le contrat de 921 millions $ octroyé à Bombardier pour le métro de San Francisco puisque les 410 voitures seront assemblées dans l'état de New York et au Mexique.

    À La Pocatière, c'est la déception. Le maire de la municipalité, Sylvain Hudon, admet qu'il s'attendait à des retombées pour ces contrats. « Pour La Pocatière, pour l'économie locale, ce n'est pas très bon, et c'est peut-être de mauvais augure pour des contrats ultérieurs. Les syndiqués sont très inquiets, peut-être avec raison, parce que ça fait deux contrats de suite qui sortent et qui ont peu de retombées pour nous », déplore-t-il.

    Le nombre d'employés chez Bombardier à La Pocatière est passé de 1000 à 550 en six ans et la situation ne semble pas sur le point de s'améliorer selon le président du syndicat des travailleurs, Mario Lévesque. « On est vraiment désolé de la situation. Je pense qu'on a vraiment raison d'être inquiet pour notre usine à La Pocatière. Qu'est-ce qui va nous arriver à l'avenir? Maintenant nous sommes rendus sur la liste de rappel. C'est plus de 500 emplois qu'on a perdus depuis 2006 », affirme-t-il.

    Retombées à la baisse pour le métro de Montréal

    Pour ajouter à l'incertitude, les retombées promises relativement au contrat du renouvellement des voitures du métro de Montréal ne seraient plus aussi intéressantes que prévu à La Pocatière. Bombardier reconnaît qu'elle ne pourra maintenir 775 employés pendant 8 ans comme promis à la signature du contrat.

    Le syndicat accuse d'ailleurs la multinationale d'avoir recours à la sous-traitance et de violer une entente de 2010 à cet effet.

    Un arbitre doit trancher le litige d'ici la fin de l'année.